Verbe Du Troisieme Groupe Au Present Espagnol Qui Diphtongue

Ah, les verbes du troisième groupe en espagnol. Rien que le nom, ça sonne déjà un peu comme un plat exotique qu'on n'ose pas commander au restaurant. Mais attendez, ne fuyez pas encore ! Car aujourd'hui, nous allons décortiquer un petit groupe bien spécifique : ceux qui, au présent de l'indicatif, se transforment comme par magie… ou plutôt, par diphtongue ! Oui, oui, vous avez bien lu. Un peu comme si votre verbe décidait de prendre des vacances et de revenir avec un accent chantant.
Imaginez la scène : vous êtes là, tranquille, à apprendre vos conjugaisons. Tout allait bien, le premier groupe c'était des -ar, le deuxième des -er, tout semblait si… normal. Et puis, paf ! Arrive le troisième groupe. Un peu rebelle, un peu imprévisible. Et parmi eux, une caste particulière de verbes qui décident de jouer les caméléons. Au lieu de se contenter de changer leur terminaison comme les autres mortels, non, non. Ils changent carrément une de leurs voyelles internes. Quelle audace !
La Diphtongue, cette Étrange Mutation
Alors, qu'est-ce que cette fameuse diphtongue ? C'est simplement le passage d'une voyelle simple à une combinaison de deux voyelles dans la même syllabe. En gros, le ‘e’ se transforme en ‘ie’ et le ‘o’ se transforme en ‘ue’. C'est un peu comme si le verbe, pris d'une soudaine nostalgie pour sa jeunesse, retrouvait un son plus… jeune. Ou alors, il a juste bu trop de sangria la veille. On ne sait jamais avec ces Espagnols !
Les verbes les plus célèbres de ce club très select sont souvent ceux qui se terminent en -ir, mais attention, pas tous ! Il faut rester vigilant. Par exemple, querer (aimer, vouloir). Au lieu de faire un tranquille "yo quero", "tú quero", "él quero", notre cher querer s'exclame : "yo quiero", "tú quieres", "él quiere". Hop ! Le ‘e’ interne fait des siennes. Pareil pour pensar (penser) : "yo pienso", "tú piensas", "él piensa". Dingue, non ? C'est comme s'il disait "Je pense… et j'y tiens !" avec ce petit "ie" qui ajoute du peps.
Et que dire du fameux poder (pouvoir) ? Il fait la même chose, mais avec le ‘o’ qui devient ‘ue’. "Yo puedo", "tú puedes", "él puede". C'est comme s'il disait "Je peux… et j'y arrive !" avec ce "ue" qui sonne comme une petite victoire. D'autres exemples qui vous feront peut-être frémir (dans le bon sens, bien sûr !) : dormir (dormir) qui devient "yo duermo", volver (revenir) qui fait "yo vuelvo", ou encore encontrar (trouver) avec son fameux "yo encuentro". On dirait des petits secrets que les verbes nous confient.

La règle générale, si l'on peut parler de règle avec ces mômes, c'est que la diphtongue se produit dans la majorité des personnes du singulier (yo, tú, él/ella/usted) et dans la troisième personne du pluriel (ellos/ellas/ustedes). Les deux premières personnes du pluriel (nosotros, vosotros) restent, elles, bien sages. Comme si elles étaient le garde-fou de la famille verbale, veillant à ce que tout ne parte pas en vrille.
Alors oui, au début, ça peut sembler un peu… capricieux. On apprend "jugar" (jouer), "juego" au présent. On pense avoir compris. Puis on tombe sur "sentir" (sentir) : "siento". Tiens, tiens… Puis "mentir" (mentir) : "miento". Et on se dit "Mais qu'est-ce qui se passe ici ?". C'est le troisième groupe qui vous fait un clin d'œil, vous invitant à être un peu plus attentif.

Mais rassurez-vous, une fois que vous avez repéré les habitués de la diphtongue, ça devient un jeu d'enfant. Un jeu un peu déroutant au début, certes, mais un jeu quand même ! Et puis, avouez-le, ces petits changements donnent un peu de couleur à la langue, non ? Sans eux, l'espagnol serait peut-être un peu trop… monotone.
Alors la prochaine fois que vous croiserez un verbe du troisième groupe qui décide de faire des siennes avec un "ie" ou un "ue", ne vous inquiétez pas. Il ne vous est pas hostile. Il est juste en train de vous montrer sa petite originalité. Et vous, vous êtes désormais armé pour le comprendre. Et si jamais vous oubliez, dites-vous simplement que certains verbes, quand ils veulent vraiment se faire entendre, décident de doubler leur voix. Littéralement.
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