Un Tramway Nommé Désir Film Complet

Ah, Un Tramway Nommé Désir. Ce titre, déjà, ça sent le drame, non ? On imagine tout de suite des longs monologues, des regards intenses et beaucoup, beaucoup de pluie sur les fenêtres. Et quand on pense au film complet, on se dit : « Ouh là, ça va être long, et peut-être un peu... poussiéreux ? »
Moi, je vous le dis, et c'est peut-être une opinion un peu folle : j'adore Un Tramway Nommé Désir. Pas juste que je l'apprécie. Non, non. Je le kiffe. Totalement. Et souvent, quand je le regarde, j'ai l'impression de voir une espèce de télé-réalité avant l'heure. Oui, oui, vous avez bien lu. La grande Tennessee Williams, avec ses textes magnifiques, a créé un truc qui ressemble étrangement à ce qu'on voit aujourd'hui, mais en plus sophistiqué. Et avec beaucoup plus de cris. Et de chaussettes sales.
Prenez Blanche DuBois. Blanche DuBois ! Quelle héroïne ! Elle débarque chez sa sœur, Stella, et elle est... comment dire ? Pas au top. Elle a perdu son château, son mari, sa dignité. Tout est parti en fumée. Et elle arrive avec ses airs de grande dame, ses robes un peu passées, et un besoin criant de... d'un tramway ? Ah, non, juste de désir. C'est ça, le cœur du problème, ce fameux tramway qui l'emmène nulle part. Un peu comme quand on prend un Uber sans trop savoir où on va, mais avec beaucoup plus de remords.
Et puis, il y a Stanley Kowalski. Ah, Stanley ! La brute ! Le type qui sent la bière et qui n'aime pas trop qu'on lui dise quoi faire. Il vit dans son petit appartement, avec Stella, sa douce et tendre. Enfin, douce et tendre, on peut en discuter. Mais disons qu'ils ont une relation... passionnée. Et quand Blanche arrive, avec ses histoires et ses airs de supériorité, ça ne peut que péter. C'est la recette parfaite pour le chaos. Et c'est là que ça devient drôle. Enfin, pas drôle comme une comédie, mais drôle dans le sens où on se dit : « Oh là là, ils sont tellement humains dans leur maladresse, dans leur colère, dans leur désespoir. »
Regardez la scène où Stanley jette l'ampoule. C'est un moment culte. Ou la scène de la douche. Bon, ça, c'est moins drôle, avouons-le. Mais tout ça, cette tension, cette violence latente, c'est tellement... vivant ! C'est comme regarder des gens se débattre avec leurs propres démons, mais sur grand écran. Et avec Marlon Brando qui hurle « STELLA ! ». Ça, c'est du spectacle. Personne ne crie un nom comme lui. C'est presque une chanson d'amour, mais avec beaucoup plus de décibels.

L'amour, le mensonge, et le quartier chaud
Ce que j'aime dans ce film, c'est qu'il ne triche pas. Il montre la saleté, les illusions perdues, les espoirs brisés. Blanche, elle essaie de maintenir une façade, de faire croire qu'elle est encore la jeune fille qu'elle n'est plus. Et Stanley, lui, il est brut de décoffrage. Il sent le mensonge à des kilomètres. Et quand il démasque Blanche, c'est un peu comme quand on découvre que notre star de téléréalité préférée n'est pas si parfaite que ça. La déception est grande, mais le spectacle est là.
Et Stella ! Pauvre Stella. Elle est prise entre deux feux. Elle aime son mari, le vrai, le tactile, celui qui sent la sueur et la terre. Mais elle a aussi une sœur, perdue, fragile. Elle essaie de faire la paix, mais c'est impossible. C'est un peu comme devoir choisir entre son équipe de foot préférée et l'équipe de son meilleur ami. La vie est compliquée, hein ?

Alors oui, Un Tramway Nommé Désir, c'est pas une comédie. C'est pas un film qu'on regarde pour se détendre en mangeant du pop-corn. Mais c'est un film qui reste. Un film qui vous parle, même des décennies plus tard. Parce que au fond, on a tous un peu de Blanche en nous, cette envie de s'échapper, cette fragilité. Et on a tous un peu de Stanley, cette force brute, ce désir de vérité. Et on a tous un peu de Stella, ce désir de protéger ceux qu'on aime, même quand c'est compliqué.
C'est ça, le vrai désir. Pas juste celui de la chair, mais celui de la vie, de la vérité, de la compréhension. Et Un Tramway Nommé Désir, malgré toute sa noirceur, nous en donne une belle leçon. Alors, la prochaine fois que vous le verrez, ne le regardez pas comme un vieux film. Regardez-le comme un documentaire fascinant sur la nature humaine. Et peut-être, juste peut-être, souriez-vous en pensant à Stanley qui hurle STELLA ! C'est ça, le cinéma.
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