The Queen Of Nothing Sortie Française

Il y a quelques mois, je suis tombée sur une publicité pour une marque de parfum dont le slogan était : "Le pouvoir est à portée de main". Une phrase assez clichée, je vous l'accorde. Mais étrangement, ça m'a fait réfléchir. Qu'est-ce que ce "pouvoir" dont on parle tant ? Est-ce qu'il est vraiment si facile à attraper ? Et est-ce qu'il y a une reine là-dedans quelque part ? Parce que moi, ma définition du pouvoir, elle ressemble plus à une bataille épique avec mon imprimante qui refuse de coopérer. Vous voyez le genre ?
Et puis, j'ai découvert Le Couronnement de rien, le tome final de la saga The Folk of the Air de Holly Black. Ah, Le Couronnement de rien ! La sortie française de ce livre tant attendu a été un événement. On en parlait partout, sur les réseaux, entre amis... C'était un peu comme attendre la sortie du dernier épisode de votre série préférée, mais en version papier. Et croyez-moi, la série en question n'avait rien à voir avec une imprimante capricieuse.
Plus qu'un simple roman
Ce qui est fascinant avec cette série, et particulièrement avec ce dernier opus, c'est la manière dont Holly Black dépeint le pouvoir. On est loin du "pouvoir à portée de main" des parfums. Ici, le pouvoir, c'est une lutte constante. C'est une question de survie, de stratégie, de sacrifices. Et au centre de tout ça, il y a Jude. Ah, Jude.
Si vous ne connaissez pas encore Jude, laissez-moi vous dire qu'elle est loin d'être la princesse qu'on attendrait dans un conte de fées. Elle est humaine dans un monde de créatures mythiques et dangereuses, les Faës. Elle n'a pas de magie innée, mais elle a une intelligence redoutable, une détermination sans faille et une capacité à apprendre et à s'adapter qui est juste... bluffante. C'est le genre de personnage qui vous donne envie de vous lever et de conquérir le monde (ou au moins, votre liste de tâches).

Et dans Le Couronnement de rien, le jeu de pouvoir atteint son paroxysme. Il y a des intrigues, des trahisons, des alliances improbables. C'est un vrai thriller politique, mais avec des épées, des couronnes et des créatures surnaturelles. Pas mal, non ?
La Reine de quoi, au juste ?
Le titre, Le Couronnement de rien (en anglais, The Queen of Nothing, ce qui est peut-être un peu plus explicite), pose déjà question. Qu'est-ce que cela signifie ? Est-ce que la reine ne couronne rien ? Ou est-ce qu'elle est reine de rien ? C'est là que la subtilité d'Holly Black entre en jeu. Elle nous montre que le pouvoir n'est pas toujours synonyme de gloire et d'apparat. Parfois, le vrai pouvoir réside dans la capacité à se relever après chaque chute, à survivre dans un monde qui veut vous détruire.

Jude évolue tellement tout au long de cette saga. Elle passe de l'outsider vulnérable à une figure qui redéfinit les règles. Elle n'est pas parfaite, loin de là. Elle commet des erreurs, elle doute, elle souffre. Mais c'est justement ça qui la rend si humaine et si attachante. On s'identifie à ses combats, à ses doutes. Et quand elle prend des décisions, on retient notre souffle.
Alors oui, la sortie française de Le Couronnement de rien a été un grand moment pour les fans. C'était la fin d'une aventure incroyable, une histoire de pouvoir, de famille, de choix difficiles. Et si le pouvoir, finalement, c'est juste ça : se battre pour ce qui compte, même quand tout semble perdu ? Je crois que je vais finir par aimer ma bataille avec l'imprimante. Peut-être que je deviendrai la Reine de Rien (qui imprime enfin). On peut toujours rêver, non ?
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