The End Of The World Saison 3

Ah, The End of the World Saison 3. Certains disent que c'était le début de la fin pour la série. Moi, je dis que c'était juste… différent. Et franchement, pas si mal que ça. Ouais, je sais, c'est mon opinion un peu bancale, mais on peut parler, non ?
On avait laissé nos amis dans un sacré pétrin à la fin de la saison 2. Le monde s'écroulait, les zombies (ou plutôt, les pas vraiment vivants, soyons précis) n'étaient pas le problème principal. Non, le vrai souci, c'était nous. L'humanité. Toujours là pour se tirer une balle dans le pied quand il y a une chance de le faire. Et la saison 3, elle, a vraiment mis le doigt dessus. Ou plutôt, elle a mis le couteau dans la plaie. Dolor, mais avec un petit sourire en coin.
Quand la vraie horreur, c'est l'homme
Oubliez les hordes de bitures qui courent partout. La saison 3 nous a servi une bonne dose de ce que j'appelle "l'apocalypse de la débrouille". Vous savez, ce moment où vous vous dites : "Ok, il n'y a plus d'électricité, plus de supermarchés, mais j'ai encore un couteau suisse et une vieille carte routière. Ça va aller." Sauf que ça n'allait pas. Jamais. Jamais quand il s'agissait de gérer les restes de la civilisation.
On a vu des communautés se former, se battre pour des canettes de conserve rouillées. Des leaders improbables émerger, souvent les plus tordus. C'était fascinant, un peu comme regarder une fourmilière s'effondrer et les fourmis décider de se manger entre elles. Pas très joyeux, mais terriblement réaliste. Et puis, il y avait cette petite touche d'humour noir qui nous rappelait que même au bord du gouffre, on peut encore faire une mauvaise blague.

Les personnages, toujours le cœur du problème
Et nos héros ? Ah, nos héros. Ils n'étaient pas en reste. Javier, toujours le grand cœur. Kate, la reine de la pragmatique. Et les autres… chacun sa petite détresse, sa petite lueur d'espoir, sa petite envie de tout abandonner. La saison 3 les a poussés dans leurs retranchements. Et franchement, ça a donné des moments assez… mémorables.
Il y avait cette scène, par exemple, où ils devaient traverser une rivière infestée de… disons, de mauvaises surprises. Et au lieu de trouver une solution héroïque, ils ont fini par se battre pour le dernier gilet de sauvetage qui ressemblait plus à un vieux drap troué. C'est ça, The End of the World. C'est pas toujours le spectacle grandiose. C'est souvent le petit truc ridicule qui te fait hocher la tête en disant : "Bien sûr, pourquoi pas."

Certains ont regretté le manque de zombies. Moi, j'ai apprécié de voir les humains devenir les vrais monstres.
Je sais que beaucoup ont préféré les saisons précédentes. Plus d'action, moins de parlotte existentielle. Mais pour moi, la saison 3 a eu le mérite d'être honnête. Elle a montré que quand tout s'effondre, ce n'est pas forcément avec des explosions et des hurlements. C'est souvent avec des chuchotements, des mensonges, et des choix impossibles. C'est peut-être moins spectaculaire, mais c'est plus… vrai. Ou du moins, plus proche de la vérité que j'imagine si demain, plus rien ne fonctionnait comme avant. Et puis, avouez, voir Javier essayer de négocier avec un type qui voulait échanger une boîte de petits pois contre un fusil, c'était quand même drôle, non ? Non ? Bon, tant pis. J'aime bien ma saison 3 quand même. Et ça, ça compte.
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