The Begginer After The End

Imaginez un peu : la fin du monde. Pas le truc avec des zombies qui grognent ou des lasers qui font "bzzzz". Non, une fin plus... douce. Disons que tout s'arrête tranquillement. Les réseaux sociaux ? Kaput. Le café ? Fini. Le métro ? Oublié.
Et là, vous êtes là. Le survivant. Mais pas le genre baraqué avec une hache à la main. Non, vous êtes plutôt le genre qui trouve ça un peu... bizarre. Le "Débutant de l'Après". C'est vous. C'est moi. C'est nous.
Les autres, ils sont déjà à fond. Ils construisent des cabanes en rondins avec des outils rouillés qu'ils ont trouvés dans un grenier oublié. Ils chassent des écureuils pour leur dîner. Ils ont l'air très, très occupés. Et vous ? Vous cherchez encore votre chargeur de téléphone.
Votre première mission : trouver du café. Un acte héroïque, franchement. Vous arpentez les rues désertes, un peu comme dans un vieux film. Tout est silencieux. Trop silencieux. Vous vous attendez presque à voir un chat errant déambuler avec un chapeau haut-de-forme.
Vous entrez dans un supermarché. C'est le chaos, mais un chaos ordonné. Les rayons sont vides, bien sûr. Qui a volé les dernières pâtes ? Probablement celui qui a aussi pris le dernier rouleau de papier toilette. Les vrais survivants.
Mais vous, vous n'êtes pas là pour la survie basique. Vous êtes là pour le confort. Un canapé ? Peut-être un bon canapé, encore potable. Une télévision qui fonctionne ? Oh, ça serait le jackpot ! Même sans internet, on peut toujours regarder les vieux films, non ? C'est ça, l'esprit "Débutant de l'Après" : trouver du plaisir dans les petites choses.

Vos voisins, eux, ils sont occupés à installer des barrières et à scruter l'horizon. Ils vous regardent passer avec un air un peu condescendant. "Regardez-le, le gentil M. Dubois. Il cherche des biscuits."
Et alors ? Les biscuits, c'est important ! La vie, c'est aussi savoir apprécier un bon biscuit quand on en trouve un. C'est l'élégance dans le chaos. C'est le "luxe tranquille" après la fin du monde.
Vous trouvez une petite librairie. Ah ! Le paradis. Des livres ! Des histoires ! Des mondes entiers à explorer sans avoir besoin d'un réseau wi-fi. C'est votre trésor. Vous empilez des romans, des polars, peut-être même un vieux guide de jardinage pour la forme.
Les autres parlent de "reconstruire la civilisation". Vous, vous parlez de "rénover cette petite maisonnette avec une vue sur le lac". La différence est subtile mais essentielle. Ils pensent en masse, vous pensez en douceur.

On dit que les survivants sont forts, ingénieux, endurants. Peut-être. Mais moi, je parie sur le "Débutant de l'Après". Celui qui sait que même après la fin de tout, il y aura toujours de la place pour un bon livre, un rayon de soleil sur son visage et, qui sait, peut-être un dernier pot de confiture trouvé au fond d'un placard.
Alors la prochaine fois que vous imaginerez la fin du monde, pensez à nous. Les rêveurs. Les gourmands. Les "Débutants de l'Après". On ne va peut-être pas refaire le monde, mais on va certainement essayer de le rendre un peu plus agréable, une tasse de thé à la fois.
L'Opinion Impopulaire :
Peut-être que la vraie survie, c'est de ne pas devenir un barbare bruyant, mais un épicurien silencieux.
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