Sukitte Ii Na Yo Vostfr

Ah, Sukitte Ii Na Yo. Rien que le nom, ça sent le chewing-gum rose fluo et les cœurs qui palpitent comme une vieille mobylette sous une côte. Si vous n'êtes pas encore tombé dedans, préparez vos mouchoirs (pour pleurer de rire ou de tristesse, c'est selon) et votre stock de thé pour une séance intensive de drama lycéen à la japonaise.
On va être honnête, ce n'est pas Death Note. Ici, pas de stratégie machiavélique pour conquérir le monde, mais plutôt la stratégie complexe de savoir si oui ou non le beau gosse de la classe va enfin remarquer la fille qui essaie de se fondre dans le décor comme un caméléon sur un pull à motifs psychédéliques.
Et notre héroïne, Mei Tachibana, c'est un peu ce caméléon. Une fille qui a décidé que les interactions sociales, c'était comme le brocoli : ça ne lui réussit pas trop. Elle préfère la compagnie de ses livres et la solitude choisie, un peu comme moi devant ma série préférée un samedi soir. Sauf que Mei, elle, elle a une bonne excuse : elle a une peur bleue des gens depuis un truc… disons… traumatisant. On vous laisse la surprise, mais ça implique probablement un chat. Ou une rencontre avec un clown.
Et puis, paf ! Arrive Kouta Yamato. Le genre de mec qui brille tellement qu'on a besoin de lunettes de soleil juste pour le regarder. Le mec le plus populaire, le plus gentil, le plus parfait… bref, celui qui fait battre le cœur des filles comme une boîte de chocolats ouverte lors de la Saint-Valentin. Sauf qu'il se met en tête de devenir l'ami de Mei. Oui, vous avez bien lu. L'ami. Le début de toutes les catastrophes romantiques potentielles.
Imaginez la scène : une fille qui parle aussi peu qu'un muet à un concours de karaoké, et un garçon qui a plus de charisme qu'une campagne présidentielle. Ça donne lieu à des dialogues… disons… minimalistes. Genre, Mei bredouille un "ok" et Yamato répond par un sourire qui pourrait faire fondre un iceberg. C'est subtil, c'est délicat, c'est… hilarant quand on y pense.

Mais attention, ce n'est pas que des maladresses et des rougissements incontrôlables. Sous ses airs de fille timide, Mei cache une détermination qui ferait pâlir un guerrier samouraï. Et Yamato, derrière son sourire angélique, a aussi ses démons (ou du moins, ses amis un peu trop collants et ses ex qui réapparaissent comme des fantômes le jour d'Halloween).
On va suivre leur relation, qui progresse plus lentement qu'une tortue sur une autoroute. Chaque geste, chaque regard, chaque mot est analysé comme s'il s'agissait d'un manuscrit ancien. Et quand enfin, ils se tiennent la main… le monde s'arrête. Ou du moins, le générique de fin apparaît. Mais ne vous inquiétez pas, il y a toujours une deuxième saison, ou une pause café bien méritée.

En gros, Sukitte Ii Na Yo, c'est la preuve que même quand on essaie d'être invisible, le destin (et un garçon mignon) peut vous trouver. C'est une histoire sur le courage, l'amitié, et sur le fait que parfois, il suffit d'un petit "je t'aime" pour que tout change. Ou au moins, que votre profil de lycéenne passe de "personne n'a jamais entendu parler d'elle" à "celle qui sort avec le mec le plus cool". C'est déjà ça !
Alors, si vous aimez les histoires où les cœurs font "boum-boum" et où les malentendus peuvent durer plus longtemps qu'une publicité pour des tampons, plongez sans hésiter. Vous ressortirez avec une envie irrépressible de parler à votre voisin de palier, ou au moins, d'acheter un chat pour vous entraîner à être sociale. Ou pas.
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