Sujet De Dissertation Malade Imaginaire

Ah, le sujet de dissertation ! Ce compagnon fidèle (ou pas) qui nous accompagne tout au long de notre parcours scolaire. Et quand ce sujet s'appelle "Le Malade Imaginaire", avouons-le, notre propre imagination s'emballe. Non pas que nous soyons malades, bien sûr ! Mais plutôt que l'idée même de décortiquer cette pièce de Molière sous toutes ses coutures nous donne... des petites sueurs froides. Ou peut-être est-ce juste l'anticipation d'une bonne dose de rire qui nous fait frissonner ?
Parce que soyons honnêtes, qui, parmi nous, n'a jamais fait semblant d'avoir une petite fièvre pour échapper à un contrôle ou à une corvée ? Nous sommes tous, à notre manière, des petits Argan en herbe, cachant notre réelle motivation derrière un air pitoyable. Le Malade Imaginaire, c'est un peu notre miroir déformant, celui qui nous renvoie l'image d'un être humain, certes ridicule, mais tellement humain dans ses petites manies et ses grandes hypocrisies.
Alors, quand le professeur lance : "Dissertation sur Le Malade Imaginaire !", on a deux options. Soit on soupire, se imaginant déjà à battre la campagne pour trouver des idées lumineuses. Soit on se dit : "Tiens, tiens, un sujet qui sent bon le rhume imaginaire et les médecins aux pochettes bien garnies !" Et là, le cerveau se met en marche, non pas pour fabriquer un thermomètre sous le bras, mais pour débusquer les trésors cachés de cette comédie.
On peut parler de la critique sociale, bien sûr. Molière, ce chirurgien de la société, n'a pas son pareil pour nous montrer du doigt nos travers. Les médecins, avec leurs saignées et leurs remèdes miracles (qui ne sont souvent que des astuces pour se remplir les poches), en prennent pour leur grade. Et Argan, cet hypocondriaque notoire, est le parfait bouc émissaire de cette vaste comédie humaine.

Mais on peut aussi s'attarder sur la force du rire. Parce que Le Malade Imaginaire, c'est avant tout une pièce qui fait rire aux éclats. Les personnages sont caricaturaux à souhait, les situations sont absurdes à mourir, et on se délecte de cette légèreté qui nous fait oublier, l'espace d'une lecture ou d'une représentation, nos propres petits maux du quotidien.
Et puis, il y a Béline, cette belle-mère qui ferait passer la reine des Neiges pour une sainte. Son cynisme est à la fois effrayant et délicieusement drôle. On se dit qu'elle aussi, elle a dû passer par la case "diplôme de manipulation avancée" pour arriver à ses fins. Pas de pilules miracles pour elle, juste de l'huile de coude et une langue bien pendue.

Alors, quand vous vous retrouvez face à votre feuille blanche, armé de votre stylo (ou, avouons-le, de votre clavier d'ordinateur), pensez à Argan. Pensez à ses hypocondries délirantes, à ses médecins véreux, et surtout, pensez à toute cette folie douce qui rend la pièce si vivante. N'essayez pas de vous soigner pour trouver l'inspiration, elle est déjà là, tapie dans les répliques ciselées et les quiproquos savoureux.
Finalement, ce sujet de dissertation, c'est un peu comme une visite chez le docteur. On peut en ressortir avec une ordonnance et des conseils barbants, ou alors, avec un bon coup de fouet pour rire de nous-mêmes. Choisissez la deuxième option, car après tout, le meilleur remède contre les maux de l'âme, c'est souvent un bon fou rire. Et si votre dissertation vous donne le tournis, dites-vous que c'est juste l'effet secondaire du Molière bien piquant. Vous ne serez pas malade, juste parfaitement instruit... et un peu plus amusé par vos propres petites manies !
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