Streaming No Country For Old Men

Ah, No Country For Old Men. Ce titre. Ça sonne comme une chanson country un peu triste, n'est-ce pas ? Mais attendez, ne vous laissez pas tromper. Ce n'est pas un film où l'on va se rouler dans la barbe à papa et écouter des ballades. Non, non, non. C'est plutôt le genre de film qui vous fait serrer les genoux sur votre canapé. Un peu comme quand vous voyez une araignée s'approcher trop près. Vous savez, cette sensation ?
Alors voilà, moi, je l'ai regardé. En streaming, bien sûr. Parce que qui sort de chez soi de nos jours ? Le wifi, les plaids douillets, le choix infini de films à la demande. La belle vie. Et là, paf ! No Country For Old Men apparaît. Je me dis : "Allez, soyons fous." J'avais entendu dire que c'était un chef-d'œuvre. Que les frères Coen étaient des génies. Ok, ok, je suis prêt pour le génie.
Et puis, ça commence. Des plaines désertiques. Du vent. Des dialogues... eh bien, disons qu'ils sont plus murmurés que criés. Je me dis : "Ça va être lent." Et vous savez quoi ? Ça l'est. C'est un peu comme regarder de la peinture sécher. Mais une peinture très stylée. Une peinture avec des personnages qui ont des coupes de cheveux... très spécifiques.
Et puis il y a Anton Chigurh. Ah, Anton Chigurh. Ce type. Il est là. Il fait des choses. Il ne dit pas grand-chose. Mais quand il ouvre la bouche, on a l'impression que le monde entier s'arrête. Surtout à cause de sa coupe de cheveux. Sérieusement, cette coupe. On dirait qu'il a oublié de se recoiffer depuis 1972. Et ce bruit qu'il fait avec le chapeau. On dirait un vieux réfrigérateur qui essaye de démarrer. Fascinant.
L'histoire ? Un gars trouve de l'argent. Beaucoup d'argent. Et puis, les problèmes arrivent. Un peu comme quand on trouve une pièce de monnaie par terre et qu'on se dit "super !", et qu'une seconde après, on se fait heurter par un scooter. Sauf que là, les scooters, c'est Anton Chigurh avec son air impassible et sa coupe de cheveux légendaire.

Je regardais, et je me disais : "Est-ce que je suis censé comprendre ça ?" Il y a des moments où l'on est assis, le front plissé, en essayant de déchiffrer chaque regard, chaque silence. C'est un peu comme un puzzle où il manque la moitié des pièces. Et les pièces qui restent sont très bizarres.
Mais étrangement, on ne peut pas s'arrêter de regarder. C'est comme une fascination morbide. On sait que ça va mal finir, mais on veut voir comment. On veut voir jusqu'où Anton Chigurh va aller avec sa philosophie du lancer de pièce. Et sa tondeuse à gazon ? Parlons-en. Qui utilise ça pour faire peur aux gens ? Génialement terrifiant. C'est le genre d'idée qui ne viendrait qu'à des génies... ou à des personnes légèrement dérangées.
Et la fin. Ah, la fin. Je ne vais rien vous spoiler, bien sûr. Mais disons juste que ce n'est pas le genre de fin où tout le monde est heureux et danse dans un champ de fleurs. Non. C'est plus un genre de "bon, maintenant je vais me coucher, et j'espère que rien ne va me tomber dessus pendant la nuit." Ça vous laisse un peu songeur. Et peut-être un peu effrayé par les vieilles bagnoles. Je ne sais pas pourquoi.

Alors voilà, mon avis. No Country For Old Men. C'est un film. Il se passe des choses. Il y a des gens qui parlent peu et qui ont des coupes de cheveux mémorables. Anton Chigurh est... Anton Chigurh. Si vous aimez les films qui vous font réfléchir, qui vous laissent un peu perplexe, et qui vous donnent envie de vérifier que votre porte est bien fermée avant d'aller dormir, alors allez-y. Mais n'oubliez pas votre plaid. Vous en aurez peut-être besoin pour vous cacher un peu. Ou juste pour vous rappeler que la vie réelle n'a pas de bande-son aussi oppressante.
Et cette coupe de cheveux... on en parle ou pas ?
Bref, c'est un film. Un bon film, apparemment. Et moi, je suis rentré chez moi, j'ai vérifié les portes, et j'ai repensé à cette tondeuse. Et je me suis dit : "Coen, vous êtes vraiment spéciaux." Et j'ai eu envie de regarder un dessin animé.
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