Streaming Le Dernier Duel

Ah, Le Dernier Duel. Ce petit bijou cinématographique qui vous promet trois heures (oui, vous avez bien lu, trois) de bonnement… comment dire… de bonnement épique. Ou peut-être juste de bonnement… long. On ne sait pas trop encore, mais on est là pour décortiquer tout ça pour vous, confortablement installé dans votre canapé, avec ce petit clin d'œil complice. Parce que soyons honnêtes, qui n'a jamais rêvé de passer une soirée à regarder des chevaliers s'envoyer des uppercuts médiévaux pendant que les dames du château suspiraient dramatiquement ?
Réalisé par nul autre que le maître du spectacle à grande échelle, Ridley Scott, Le Dernier Duel nous plonge en plein XIVe siècle. Imaginez un peu : la France médiévale, des armures qui font "cling clang" à chaque pas, et une intrigue qui tourne autour d'une accusation de viol. Rien que ça ! Pas vraiment le genre de film qu'on regarde en mangeant des pop-corn devant sa série préférée de cuisine, n'est-ce pas ? Attention, spoiler alerte : on ne découvre pas la recette du parfait mille-feuille ici.
Ce qui rend ce film… disons… particulier, c'est sa structure narrative. En gros, on a le droit à la même histoire, racontée trois fois, du point de vue de trois personnages différents : Jean de Carrouges (joué par un Matt Damon qui a visiblement beaucoup apprécié le port de la barbe), Jacques Le Gris (Adam Driver, toujours aussi intense, même en armure), et Marguerite de Carrouges (la sublime Jodie Comer, qui porte une bonne partie du poids dramatique sur ses épaules). Au début, on se dit : "Sympa, un petit trio de perspectives !". Puis, après la deuxième répétition, on commence à se demander si on n'a pas appuyé par erreur sur le bouton "replay". Accrochez-vous, ça va secouer (et pas que les épées) !
La première partie, c'est le point de vue de Carrouges. Un guerrier un peu bourru, un peu rustre, qui voit le monde en noir et blanc. Ou plutôt, en "ami" et "ennemi". La deuxième, c'est celle de Le Gris. L'autre guerrier, plus fin, plus… disons… charismatique. Et la troisième, la fameuse, c'est celle de Marguerite. C'est là que le film prend toute sa dimension. Car ce duel, ce n'est pas juste un combat à mort pour l'honneur. Non, c'est aussi le reflet de la place des femmes à cette époque. Et franchement, voir Jodie Comer naviguer dans ce labyrinthe d'injustice, c'est captivant.
On est loin des contes de fées où la princesse attend sagement son prince charmant. Ici, la princesse (si on peut l'appeler ainsi) doit se battre. Et pas seulement à l'épée. Les scènes de combat sont d'ailleurs plutôt bien chorégraphiées, même si on a parfois l'impression que les acteurs ont un peu trop bu de vin avant de monter sur le ring. L'ambiance générale est sombre, brutale, et incroyablement réaliste (du moins, pour ce qu'on peut imaginer du XIVe siècle sans avoir vécu dedans, hein).

Alors, Le Dernier Duel, c'est pour qui ? Si vous aimez les films qui vous font réfléchir, qui vous montrent différentes facettes d'une même histoire, et qui ont le bon goût de ne pas avoir peur de parler de sujets difficiles, foncez ! Si vous cherchez une comédie légère pour vous endormir doucement, passez votre chemin. Ce film, il vous tient en haleine, vous fait grincer des dents, et vous laisse avec une impression… indélébile.
En résumé, si vous regardez Le Dernier Duel et que vous vous dites "J'ai déjà vu ça quelque part", ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas fou. Vous avez juste droit à la version Director's Cut étendue… mais avec des chevaliers qui se cognent dessus. Et après tout ça, si vous n'avez pas l'impression d'avoir fait un aller-retour en plein Moyen Âge, c'est que vous avez regardé le film à l'envers. Et ça, mon ami, c'est un tout autre duel.
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