Streaming Film Venom Let There Be Carnage

Ah, Venom : Let There Be Carnage. Le genre de titre qui fait immédiatement comprendre qu’on ne va pas s’ennuyer. Fini le temps des super-héros qui sauvent le monde en soupirant. Ici, on a affaire à un duo de choc, ou plutôt, un duo de choc et de… problèmes. Si vous n’avez pas encore goûté à cette médecine black-and-red, installez-vous confortablement. On va faire un petit tour dans le monde un peu désaxé d’Eddie Brock et de son parasite préféré, Venom.
Alors, pour ceux qui auraient hiberné ces dernières années, rappelons le concept. Eddie, notre journaliste un peu à la ramasse, est maintenant en colocation forcée avec une créature extraterrestre qui parle avec un accent… disons, très gourmand. Et quand je dis gourmand, je veux dire qu’il a un penchant pour les cervelles. Oui, vous avez bien lu. Et franchement, entre nous, qui n’a jamais rêvé de pouvoir régler ses différends avec un bon coup de tentacule et une crise de foie symbiotique ?
Dans ce deuxième opus, la relation entre Eddie et Venom est déjà… disons, tendue. Imaginez vivre avec un colocataire qui critique votre choix de céréales le matin, votre playlist Spotify, et qui, accessoirement, peut vous transformer en homme-araignée version XXL si vous le mettez trop en colère. C’est un peu le quotidien d’Eddie. Les disputes sont constantes, un peu comme quand votre conjoint vous demande de sortir les poubelles pour la 7ème fois.
Et puis, il y a LE nouveau venu. Carnage. Nom qui sent bon la destruction, le chaos et les créneaux d’artistes dérangés. C’est le méchant de service, mais pas n’importe lequel. Un vrai psychopathe, en version symbiote, qui n’a pas le même sens de l'humour que Venom. Disons que s'ils devaient organiser une soirée karaoké, Carnage choisirait la ballade macabre et Venom celle où il peut manger le micro.
Le film, c’est un peu comme regarder deux enfants survoltés se battre dans une aire de jeux, mais avec des pouvoirs qui vous font regretter d’avoir mangé du piment. Il y a de l’action, de l’humour noir, et des moments où l’on se dit que, finalement, notre propre vie n’est pas si compliquée que ça. Qui a besoin de devoir gérer une entité maléfique qui veut conquérir le monde quand on a juste à gérer sa boîte mail ?

Visuellement, c’est assez… baroque. Les effets spéciaux font le travail, rendant ces affrontements de titans plutôt spectaculaires. On a le droit à des transformations, des mâchoires qui s’ouvrent plus largement que votre dernier découvert bancaire, et des scènes qui vous font vous demander comment les acteurs font pour ne pas éclater de rire en pleine prise. Je parie qu’ils ont dû négocier des clauses spéciales dans leur contrat pour ce genre de choses.
Venom : Let There Be Carnage, c’est le film parfait pour décompresser après une longue journée. Pas besoin de réfléchir. Juste de se laisser porter par cette folie douce, ces dialogues ciselés par un humour de cour de récré, et cette violence qui, étrangement, ne fait pas vraiment mal. C’est comme une bonne vieille pizza bien grasse : pas forcément le meilleur pour la santé, mais tellement satisfaisant sur le moment.

En bref, si vous cherchez un film qui vous change les idées, qui vous fera peut-être grimacer un peu, mais surtout rire, alors lancez-vous. Après tout, qui ne voudrait pas voir un symbiote avec des problèmes de gestion de la colère affronter son clone encore plus dérangé ? C’est le genre de situation qui nous rappelle que, parfois, les vrais monstres sont ceux qui pensent avoir le contrôle.
Alors, pour conclure, si vous avez peur de vous ennuyer, ce film est peut-être votre nouveau meilleur ami. Sauf si vous avez peur des araignées. Dans ce cas, prévoyez une bonne grosse dose de… euh… courage. Ou de pop-corn. Ou les deux.
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