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Stranger Things Saison 4 Ep 1


Stranger Things Saison 4 Ep 1

Ah, Stranger Things. La série qui nous a prouvé que les années 80 étaient décidément bien plus effrayantes (et stylées) que nos souvenirs nous le laissent croire. Après une longue attente, qui nous a donné le temps de perfectionner nos compétences en tricot et de regarder toutes les vieilles cassettes VHS de maman, la saison 4 est ENFIN là. Et autant vous dire que le premier épisode, intitulé sobrement "The Hellfire Club", nous replonge directement dans le grand bain de Hawkins. Préparez le pop-corn et vos plus beaux angoisses, ça va secouer !

On retrouve nos héros, ou plutôt nos adolescents post-pubères qui ont miraculeusement survécu à plusieurs invasions du Monde à l'envers. Et comme tout bon groupe d'amis qui se respecte, ils sont maintenant dispersés. Oui, le rêve de déménager tous ensemble à la fac, c'est un peu comme le rêve de ne jamais avoir de devoir : noble, mais rarement atteint. On a donc Eleven, dans son nouveau patelin aux allures de carte postale (où les pires choses peuvent arriver, évidemment), Mike qui essaie désespérément de garder le contact (avec des lettres, parce qu'à son époque, les MMS, c'était de la science-fiction), et les autres, qui sont restés à Hawkins, à se demander si les démons ne préfèrent pas les villes moyennes et calmes.

Le truc qui m'a tout de suite frappé ? L'esthétique. Les Duffer Brothers ont une maîtrise des années 80 qui frise le génie psychédélique. Chaque plan est une petite œuvre d'art rétro, des coupes de cheveux improbables aux couleurs criardes des vêtements. On s'y croirait, même si on espère que les téléphones à cadran ne reviendront jamais à la mode. Et puis, il y a cette ambiance… ce mélange parfait entre la douceur de vivre adolescente (les premiers amours, les angoisses de l'école) et la menace imminente du monstre de la semaine. C'est comme manger une glace avec des aiguilles sous la langue : délicieux, mais dangereux.

Et parlons du nouveau club, le fameux Hellfire Club. Ah, les geeks ! Les jeux de rôle ! Les phrases qui font frissonner les profs ! Dustin est toujours notre phare de sagesse (et de verbiage scientifique), et Eddie Munson, le leader de ce club, est déjà une icône. Ce mec est le mélange parfait entre un rockeur déjanté et un bibliothécaire effrayé par les fantômes. Sa passion pour Donjons & Dragons est contagieuse, et on sent déjà qu'il va être au centre de bien des péripéties. Ne le jugez pas trop vite, il a peut-être la coupe de cheveux d'un caniche en pleine mutation, mais son cœur est pur (et sa passion pour les dés à 20 faces, encore plus).

Pendant ce temps, à Hawkins, quelque chose de très bizarre se passe. Des morts étranges, des disparitions, le genre de choses qui font que même le shérif Hopper (qui, rappelons-le, est probablement mort ou en train de faire du ski nautique en Russie) n'aurait pas su quoi faire. Les enquêteurs, enfin, les jeunes enquêteurs, sont sur le coup. On sent bien que la patte Spielberg est toujours là, cette capacité à rendre les situations les plus terrifiantes étrangement… familiales. On a peur pour eux, mais on a surtout envie de voir comment ils vont s'en sortir.

Stranger Things – Saison 4 | Digital Domain
Stranger Things – Saison 4 | Digital Domain

Bref, ce premier épisode, c'est un peu comme retrouver une vieille amie après des années : on est content, on est un peu perdu au début, mais très vite, on replonge dans les vieux démons (littéralement et métaphoriquement). Le Monde à l'envers ne s'est pas fait prier pour faire son grand retour, et il semblerait qu'il ait gardé les meilleurs (ou les pires) pour la fin. Préparez-vous, car si ce premier épisode est une mise en bouche, le plat de résistance risque de nous faire manger nos propres mains.

Alors, oui, ils sont loin les uns des autres, mais une chose est sûre : quand le danger frappe, les amis se retrouvent. Et nous, on est prêts à les suivre, même si ça implique de faire des cauchemars peuplés de démons aux dents pointues et de choucroutes artistiques.

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