Stranger Things Episode 1 Saison 2

Ah, Stranger Things. On s'en souvient tous. Ce petit bijou de nostalgie des années 80 qui nous a replongés dans nos walkmans et nos coupes mulet, tout en nous collant des sueurs froides avec ses monstres bien peu sympathiques. Après une première saison qui nous avait laissé le cœur battant et la bouche sèche (d'angoisse, bien sûr), Netflix a eu la bonne idée de nous resservir une bonne dose de mystères et de coiffures improbables avec le premier épisode de la saison 2. Et franchement, autant dire que les Duffer Brothers ne se sont pas tournés les pouces. Ils ont plutôt dû jongler entre des VHS poussiéreuses et des sessions de brainstorming acharnées pour pondre un truc aussi… Stranger.
On retrouve nos héros, ou plutôt nos petits génies de Hawkins, quelques mois après les événements traumatisants de la saison 1. Et comme dans toute bonne suite qui se respecte, tout le monde essaie de faire comme si de rien n'était. Joyce (la magnifique Winona Ryder) essaie de retrouver une vie normale avec ses fils, Hopper est toujours aussi… Hopper (c'est-à-dire bourru et mystérieux, un peu comme votre oncle préféré lors des repas de famille), et nos trois mousquetaires, Mike, Dustin et Lucas, sont là pour nous rappeler que l'amitié, c'est solide comme un pogo stick.
Mais attention, ne vous attendez pas à des vacances de rêve à la plage. Non, non. Parce que même quand tout semble aller pour le mieux, il y a toujours une petite ombre au tableau. Et dans Stranger Things, cette ombre, elle est souvent un peu plus glauque que la moyenne. On sent bien que le monde à l'envers n'a pas dit son dernier mot. Les cauchemars de Will sont plus vifs, les flashs du monde à l'envers plus insistants. On se dit que quelque chose se prépare, et que le mot "normal" va bientôt prendre une toute autre signification.
Et puis, il y a cette nouvelle arrivante, Max. Une ado rebelle avec une coupe de cheveux qui défie les lois de la gravité et un skateboard comme moyen de transport préféré. Elle apporte un vent de fraîcheur, mais aussi une petite dose de drama adolescente. On se demande bien ce qu'elle va apporter à l'équipe, mais une chose est sûre, elle va pas passer inaperçue. Et pour les fans de Eleven, disons que sa nouvelle vie, loin des projecteurs (littéralement), a aussi ses petits défis. On la voit essayer de s'intégrer, de retrouver une sorte de normalité, mais avec ses pouvoirs, ce n'est pas toujours facile.
L'épisode nous balance aussi quelques clins d'œil bien sentis aux classiques de l'époque. Une scène de cours d'histoire sur la conquête de l'Ouest qui tourne un peu mal, un épisode de The Life and Times of Juniper Lee qui devient étrangement pertinent… C'est comme un buffet de références pop culture, on pioche ce qu'on veut, mais tout est savoureux. Et ces moments, même s'ils sont un peu décalés, nous rappellent pourquoi on aime tellement cette série : ce mélange parfait d'horreur, d'aventure et de nostalgie.

Bref, ce premier épisode de la saison 2, c'est un peu comme retrouver de vieux amis après une longue absence. On est content de les revoir, on se remémore les bons (et les moins bons) souvenirs, et on sait que les prochaines péripéties s'annoncent mémorables. On a déjà envie de savoir ce qui va se passer, comment tout ce petit monde va s'en sortir, et surtout, si Dustin va finir par obtenir son propre Demogorgon comme animal de compagnie. Parce que franchement, ce serait magnifique.
On peut dire que ce retour à Hawkins était aussi attendu qu'un nouveau épisode de Magnum, mais avec un peu plus de monstres dans les placards. Et maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je vais retourner me cacher sous ma couette. On ne sait jamais quand un portail vers l'Upside Down pourrait décider de s'ouvrir dans mon salon. Surtout si je laisse traîner mon vieux Walkman trop longtemps.
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