Sherlock Holmes : Le Plus Grand Des Détectives

Ah, Sherlock Holmes ! Juste le nom suffit à évoquer un brouillard londonien, une pipe à demi fumée, et un esprit vif comme l'éclair. On dit de lui qu'il est le plus grand détective de tous les temps. Et, entre nous, j'ai une petite opinion qui pourrait bien vous surprendre. Préparez-vous, ça va secouer un peu.
Le grand détective, vraiment ?
Alors voilà, on nous le vend comme un génie absolu. Le gars qui voit tout, qui comprend tout, qui résout les énigmes les plus tordues avec une facilité déconcertante. Et c'est vrai, dans les livres de Sir Arthur Conan Doyle, il est souvent présenté comme un demi-dieu de la déduction. Mais avouons-le, si on réfléchit bien, il y a des moments où l'on se dit : "Euh... comment il sait ça ?"
On nous parle de son regard perçant qui décortique votre personnalité en une seconde. Il voit une tache de boue sur votre chaussure et BAM ! Il sait que vous avez passé votre week-end à faire du jardinage dans le Surrey. C'est impressionnant, oui. Mais parfois, ça frôle le surnaturel, non ? On dirait qu'il a une petite antenne sur la tête qui capte toutes les informations invisibles aux yeux des pauvres mortels que nous sommes.
Watson, l'éternel copilote
Et puis, il y a le fameux Dr. Watson. Le bon docteur, l'ami fidèle, celui qui est là pour poser les questions que nous nous posons tous. Il est notre porte d'entrée dans le monde fascinant de Holmes. Sans lui, on serait complètement perdus, à regarder Holmes faire des cabrioles mentales dont on ne comprendrait pas la moitié. Watson est notre représentant, notre alter ego, celui qui s'exclame "Extraordinaire !" au moment où nous, on murmure : "Hein ? Comment il a fait ?"
"La connaissance, c'est une chose. La déduction, c'en est une autre. Mais savoir que votre voisin a un caniche qui adore le rosbif, ça, c'est de la magie !"
On pourrait presque dire que Watson est le véritable héros pour nous. Parce qu'il est le seul à admettre qu'il ne comprend pas tout. Il est humble, il est humain. Holmes, lui, il est... Holmes. Un peu comme si on demandait à un astronaute d'expliquer la théorie des cordes à un enfant de cinq ans. C'est possible, mais ça demande beaucoup d'efforts et une bonne dose de simplification.

Une méthode un peu trop... pratique ?
Ce qui me gêne un peu, vous savez, c'est cette idée de "méthode". Holmes a sa méthode, dit-on. Observation, déduction. Très bien. Mais parfois, les indices tombent du ciel comme des mouches. Il trouve un cheveu sur le tapis et hop ! Il sait que le coupable est un homme de 1m80, qui fume la pipe en cachette et qui a mangé des artichauts la veille. C'est un peu trop facile, non ?
Si on applique sa méthode dans la vie de tous les jours, on finit par avoir l'air d'un fou. Imaginez, vous croisez quelqu'un dans la rue, vous regardez ses chaussures, vous reniflez l'air, et vous annoncez d'un ton solennel : "Monsieur, vous venez de vous disputer avec votre chat à propos d'une sardine manquante." Je vous garantis que vous allez attirer l'attention, mais pas forcément celle que vous espérez.

Alors oui, Sherlock Holmes est une icône. Un personnage fascinant. Mais le considérer comme le "plus grand détective" ? Peut-être qu'il faudrait nuancer. Peut-être que le vrai détective, c'est celui qui fait travailler notre propre cerveau, pas celui qui nous assomme de ses conclusions fulgurantes. Et peut-être que le vrai génie, c'est celui qui sait rendre ses découvertes presque compréhensibles pour le commun des mortels. Ou du moins, pour un bon vieux Dr. Watson.
N'empêche, quand on lit une histoire de Holmes, on ne peut s'empêcher de sourire. Et ça, au fond, c'est déjà un peu de magie, non ? Une magie qui, heureusement, ne demande pas de se transformer en un génie incompréhensible pour en profiter.
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