Série Mcmafia Saison 2
Ah, la saison 2 de McMafia. Juste en disant le titre, certains frissonnent. Moi, je souris. Oui, je sais, c'est peut-être une opinion un peu... euh... particulière. Quand tout le monde criait au scandale, à la facilité scénaristique, au manque de la première saison, moi, j'étais là, dans mon coin, à savourer. Un peu comme quand on mange une glace au potiron en plein été. Ça déroute, mais on aime bien quand même.
La première saison, c'était la découverte. Le monde des riches et des moins riches, des trafics et des costumes impeccables. On découvrait Alex Godman, notre héros malgré lui, qui voulait fuir l'héritage familial. C'était bien fait, captivant. On a tous été un peu fascinés par cette mafia chic, loin des clichés des gros bras en cuir.
Et puis est arrivée la saison 2. Ouh là là. Les critiques ont fusé. "Pas assez réaliste", "trop prévisible", "on s'ennuie". Franchement ? Je ne suis pas d'accord. Pour moi, la saison 2, c'était comme retrouver un vieil ami. On sait comment ça va se passer, on connaît les ficelles, mais on est content de le revoir.
On retrouve Alex, toujours empêtré dans ses affaires. Il essaie de s'en sortir, de faire le bon choix. Mais la vie, c'est comme un mauvais pari, ça vous rattrape toujours. Il est censé être le plus intelligent, le plus malin. Et pourtant, il se fait avoir comme un bleu. C'est ça qui est drôle, non ? On le voit se débattre, faire des erreurs, se faire manipuler. C'est tellement humain, même quand on est censé être un maître du crime.
Et les personnages secondaires ! La famille Godman, toujours aussi... disons, déroutante. On a Vadim Morozov, le méchant avec un cœur d'artichaut. On a Katya, la sœur qui a plus de cervelle que la moitié des hommes à l'écran. Et puis, il y a cette nouvelle génération de trafiquants qui arrive, plus jeunes, plus... connectés. Ça rappelle un peu quand nos parents voulaient comprendre les réseaux sociaux. C'est un peu maladroit, mais on sent la bonne volonté.

La saison 2, elle n'a pas eu peur de montrer le quotidien, la répétition des erreurs. Alex est censé diriger un empire, mais il passe son temps à courir après ses dettes et à essayer de ne pas se faire tuer. C'est presque comique. On voit des scènes où il est censé être le grand chef, mais on le sent paniquer. On a tous vécu ce moment où on fait semblant de tout maîtriser, alors qu'on est complètement à la ramasse. La saison 2, c'est ça, en version gangster.
Et puis, il y a le style. Toujours impeccable. Les costumes, les lieux. On a envie de se téléporter dans ces villas luxueuses. Même quand le scénario nous fait lever les yeux au ciel, on se dit : "Au moins, c'est beau." C'est un peu comme regarder un défilé de mode où les mannequins s'entraînent à faire du trafic. Ça n'a pas de sens, mais c'est agréable à regarder.

Peut-être que je suis seul dans mon opinion. Peut-être que la saison 2 était un peu molle, un peu répétitive. Mais moi, j'ai aimé retrouver cette ambiance, ce mélange de danger et de superficialité. J'ai aimé voir Alex se prendre les pieds dans le tapis. C'est peut-être ça, la vraie McMafia : pas le génie du crime, mais juste un type un peu dépassé par les événements, qui essaie de s'en sortir avec son costume trois pièces.
Alors oui, la saison 2 de McMafia. Pas la révolution, mais un bon moment de détente. Un peu comme une vieille série qu'on regarde quand on a rien d'autre. Et parfois, c'est tout ce qu'on demande, non ? Un peu de divertissement sans prise de tête, même si ça parle de crime organisé.
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