Serie La Roue Du Temps Avis

Ah, La Roue du Temps. Rien que le nom, ça sent la magie, les dragons (enfin, pas vraiment des dragons, mais on y vient), et surtout… beaucoup, beaucoup de marche. Si vous avez récemment posé vos yeux curieux sur cette série Amazon Prime, vous vous êtes peut-être dit : « Mais qu’est-ce que je regarde ? ». Pas de panique, mon ami lecteur, vous n’êtes pas seul à vous sentir un peu… perdu dans les Terres d’Ashfeld.
On va être honnête : c'est une épopée. Et quand on dit épopée, on parle de ces séries qui vous demandent un peu plus qu'un simple popcorn et une sieste légère sur le canapé. Non, non, ici, il faut sortir la carte, le dictionnaire de termes inventés (car ils sont nombreux, croyez-moi) et peut-être même une bougie pour recréer l'ambiance.
Quand on aime, on compte les épisodes (ou on les zappe ?)
La première saison nous a catapultés dans une aventure aux allures de Seigneur des Anneaux, mais avec un peu plus de flou artistique sur certaines décisions scénaristiques. On y rencontre Rand al’Thor, le Grand Blagueur malgré lui, qui découvre qu'il est peut-être l'Élu. Ou pas. Ou peut-être que c'est un autre ? C'est là que ça devient passionnant.
On a des gentils, des méchants (souvent très méchants, avec des robes sombres et des regards qui disent « j’ai mal dormi »), des sorcières (qui sont en fait des magiciennes, mais ça sonne plus cool comme ça, avouons-le), et des créatures qui donnent envie de vérifier si votre chat n’a pas développé des pouvoirs obscurs pendant la nuit.
Et parlons des voyages ! On a l'impression qu'ils traversent le monde entier, et souvent, ils le font. Parfois, on se demande s'ils n'auraient pas pu prendre un portail magique un peu plus rapidement, mais non. Il faut cultiver l'art de la marche, du campement sous la pluie, et de se demander si cette forêt n’est pas peuplée de créatures plus étranges que votre oncle Bernard à Noël.

Les personnages : une bande de joyeux drilles (ou presque)
Nos héros, c'est un peu la troupe de théâtre la plus dépareillée du continent. Il y a le type qui est sensé tout sauver, la fille qui a plus de sagesse dans un doigt que vous dans tout votre corps, le guerrier bourru qui a un cœur d'artichaut, et le filou qui pourrait vous vendre sa propre ombre. Bref, un cocktail explosif de personnalités.
Et les méchants ? Oh là là. Ils sont si dévoués à leur cause qu'on en vient presque à les admirer. Presque. Leurs plans sont souvent complexes, un peu comme assembler un meuble suédois sans notice, mais avec des tentacules en plus.
La série a ses forces : des effets spéciaux qui, la plupart du temps, sont franchement réussis. Les décors sont magnifiques, on s'imagine facilement se perdre dans ces paysages. Et puis, il y a cette tension sous-jacente, ce sentiment que quelque chose d'énorme est sur le point de se produire.

Mais elle a aussi ses faiblesses. Parfois, on a l'impression que l'histoire fait des détours plus longs que le chemin pour aller chercher le pain le dimanche matin. Certains arcs narratifs peuvent sembler un peu lents, vous faisant vous demander si le prochain épisode ne sera pas juste un plan de Rand en train de contempler une mouche.
Alors, on regarde ou on se refait un Netflix and Chill avec des sitcoms ?
Si vous aimez la fantasy avec un grand F, si vous n'avez pas peur des noms étranges à prononcer (Moiraine Damodred ? Bonne chance !) et si vous avez le courage de vous investir dans une histoire qui vous prendra un peu de votre temps précieux, alors oui, lancez-vous. C'est une aventure, avec ses hauts, ses bas, et ses moments où vous vous demanderez si vous n’avez pas accidentellement cliqué sur un documentaire animalier.
En bref, La Roue du Temps, c'est un peu comme un bon vin : ça a du corps, ça peut être un peu corsé au début, mais une fois que vous y prenez goût, vous pourriez bien en redemander. Juste, essayez de ne pas vous endormir pendant les scènes de marche en forêt, sinon vous risquez de manquer la partie où le héros sauve le monde… ou décide de faire une sieste prolongée.
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