Saut En Parachute Combien De G

J'ai rencontré un copain la semaine dernière, et pendant notre conversation, il m'a lancé, comme ça, sans crier gare : « Tu sais combien de G on prend quand on saute en parachute ? » Je l'ai regardé, un peu interloqué. On parlait de tout et de rien, des dernières séries Netflix, du prix de l'essence… et là, bim ! La question parachutisme. J'avoue, mon cerveau a fait un petit court-circuit. J'ai balbutié un truc du genre : « Euh… bah, pas mal, j'imagine ? » Charmant, n'est-ce pas ?
Ça m'a taraudé toute la journée. Et je me suis dit que, comme moi, vous vous êtes peut-être déjà posé la question sans jamais vraiment chercher la réponse. Ou alors, vous vous en fichez royalement, ce qui est aussi une réponse valable, hein. Mais moi, ça m'a piqué la curiosité ! Alors, allons-y, décortiquons ensemble ce mystère des "G" en chute libre.
La physique qui nous propulse (ou presque)
Alors, ce fameux "G", c'est l'unité de mesure de l'accélération. Un "G", c'est simplement la force de gravité que l'on ressent sur Terre, celle qui nous maintient gentiment sur notre canapé devant la télé. Quand on parle de "prendre des G", on parle donc de ressentir une force plusieurs fois supérieure à notre poids habituel.
Imaginez : quand vous êtes assis, vous êtes à 1 G. Facile. Quand vous êtes dans une voiture qui freine brusquement, vous sentez votre corps être projeté vers l'avant, n'est-ce pas ? Vous prenez alors un peu plus de 1 G. C'est le genre de truc qu'on vit au quotidien, sans s'en rendre compte.
Mais alors, la chute libre, c'est quoi ? La sensation est assez… unique. On a l'impression de flotter, de voler. C'est assez paradoxal, parce que physiquement, on est bel et bien en train d'accélérer. Et pourtant, on ne se sent pas écrasé comme dans une centrifugeuse.

Alors, combien de G dans le grand saut ?
La réponse courte et directe, pour les impatients (je sais qu'il y en a) : en chute libre standard, on tourne généralement autour de 0,5 G. Oui, vous avez bien lu. Moins d'un G ! Sacrilège pour ceux qui imaginaient être écrasés comme des crêpes.
Comment est-ce possible ? C'est grâce à l'air, notre vieil ami le plus résistant. Au début de la chute, on accélère effectivement, comme dans une voiture qui démarre. Mais très vite, la résistance de l'air devient tellement importante qu'elle compense la force de gravité. On atteint alors une vitesse maximale qu'on appelle la vitesse terminale. Et c'est à cette vitesse que l'on ressent cette fameuse force d'environ 0,5 G. En gros, on se sent plus léger qu'au sol ! Étonnant, non ? C'est un peu comme si l'air nous portait, nous soutenait.
Bien sûr, ça peut varier un peu. Si vous êtes un peu plus lourd, vous aurez tendance à aller un peu plus vite et donc à ressentir une résistance de l'air légèrement supérieure, donc un peu plus de G. Mais rien de comparable à ce qu'on peut imaginer.

Et le parachute, il change la donne ?
Ah, là c'est une autre histoire ! Quand le parachute s'ouvre, on passe d'une accélération vers le bas à une décélération brutale. Et cette décélération, celle qui vous ramène gentiment (ou pas si gentiment) vers la Terre, peut atteindre les 3 à 4 G. C'est là que vous sentez vraiment votre corps être sollicité. Ce n'est pas non plus le grand huit d'une attraction de fête foraine, mais c'est nettement plus perceptible que pendant la chute libre.
C'est pour ça qu'on demande parfois aux parachutistes expérimentés de faire attention après une longue période sans sauter : le corps a besoin de se réhabituer à ces forces.
Donc voilà, la prochaine fois que votre copain vous lancera une question sur les G, vous aurez une réponse plus… précise. Et peut-être même que ça vous donnera envie d'essayer ? On ne sait jamais ! Allez, à plus dans le bus… ou dans le ciel !
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