Saiyuki Chronique De L Extrême Voyage

Ah, Saiyuki Chronique De L Extrême Voyage ! Un titre qui sent bon l'aventure épique, n'est-ce pas ? Si vous vous attendiez à une quête initiatique sage et pleine de leçons de vie, détrompez-vous. Ici, on parle plutôt de voyage extrême dans tous les sens du terme, surtout quand il s'agit de suivre notre bande de joyeux drilles. Préparez le pop-corn (ou plutôt, la pêche, si vous voyez ce que je veux dire).
Commençons par le commencement : le casting. Vous avez Goku, le héros… ou plutôt, le garçon aux pouvoirs surhumains qui a la maturité d'une huître sous Prozac. Son appétit pour le combat est aussi légendaire que son appétit pour tout ce qui est comestible. On dit qu'il pourrait dévorer une montagne de dim sum sans faire cligner un œil. Et ses cheveux roses ? Purement pour le style, évidemment. Ou peut-être pour effrayer les démons par pure surprise esthétique.
Ensuite, il y a Sanzo, le moine principal. Si la patience était une monnaie, il serait ruiné depuis belle lurette. Toujours aussi stoïque, toujours aussi blasé, et toujours prêt à dégainer son bâton (et ses mots) pour remettre de l'ordre dans ce joyeux chaos. On imagine qu'il a une réserve de soupirs digne d'une baleine.
Et puis, le duo comique involontaire : Gojyo et Hakkai. Gojyo, le démon aux tendances nihilistes et au penchant certain pour l'alcool. Il est le genre de type qui vous dit "vivement la fin du monde" juste avant de commander une autre tournée. Hakkai, le sage au passé trouble et à la gentillesse parfois suspecte. Il est là pour faire le tampon, réparer les dégâts, et probablement se demander s'il n'aurait pas dû rester à la maison à tricoter.
Leur mission ? Aller de l'avant. Toujours de l'avant. Contre des démons aussi variés que des monstres de foire, des créatures dignes d'un cauchemar de jardinier, et parfois, soyons honnêtes, contre leurs propres tendances à la destruction. C'est un peu comme organiser un pique-nique familial avec des adolescents en pleine crise, mais avec plus de boules d'énergie et moins de sandwichs au concombre.

Ce qui rend Saiyuki Chronique De L Extrême Voyage si… extrême, c'est ce mélange improbable. On passe de scènes d'action spectaculaires où les personnages jettent des sorts qui feraient pâlir un feu d'artifice, à des moments de camaraderie aussi sincères qu'un discours politique. Il y a de la violence stylisée, certes, mais aussi des dialogues pleins d'humour noir, de sarcasme et de cette sorte de tendresse maladroite qu'on trouve entre vieux amis qui se supportent malgré leurs défauts. Et dieu sait qu'ils en ont des défauts.
Ne vous attendez pas à une linéarité parfaite. C'est une chronique, et comme toute bonne chronique de voyage, elle peut parfois ressembler à un journal intime écrit après coup, avec des passages où l'on se demande "mais qu'est-ce qui vient de se passer ?". Mais c'est aussi ça le charme. C'est un peu comme regarder un groupe de rock jouer leur meilleur concert… mais en étant légèrement ivres. C'est imprévisible, c'est chaotique, et c'est magnifiquement divertissant.

Alors, si vous aimez les héros qui ont plus de problèmes qu'un épisode de Dr. Phil, les méchants qui ont l'air d'avoir échappé à un concours de costumes horribles, et une aventure qui vous fera rire autant qu'elle vous tiendra en haleine… foncez. Saiyuki Chronique De L Extrême Voyage, c'est un peu comme un bon vieux plat de spaghettis : ça ne paie pas de mine, mais ça vous remplit le cœur (et l'estomac, si vous êtes Goku).
En fin de compte, si vous pensiez que voyager vers l'ouest avec quatre idiots était une promenade de santé, préparez-vous à être dégrisé. Vous allez en prendre plein la vue, plein les oreilles, et peut-être même avoir envie de leur lancer une pêche à travers l'écran. Et ça, c'est déjà une victoire en soi.
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