Saison 7 D American Horror Story

Ah, la saison 7 de American Horror Story. Le nom seul suffit à faire frissonner certains. D'autres... eh bien, ils font semblant d'avoir oublié. Moi, je fais partie d'une petite secte, une minorité éclairée peut-être, qui a trouvé quelque chose à aimer dans Cult. Oui, je sais, c'est audacieux. Attachez vos ceintures, on va parler de cette saison qui divise.
Quand cette saison est sortie, le monde semblait déjà assez fou, n'est-ce pas ? On venait de traverser une période... disons, intense. Et puis, AHS nous a lancé Cult. Les réactions étaient partagées. Certains ont crié au génie, d'autres ont fui en hurlant. Mais avouons-le, ça nous a bien fait parler. Et c'est un peu le but, non ?
Alors, qu'est-ce que j'ai aimé dans cette saison ? Bon, déjà, il y avait Sarah Paulson. Encore elle. Elle porte cette série sur ses épaules, et dans Cult, elle est... incroyable. Son personnage, Ally, est tellement stressé, tellement parano, qu'on finit par l'être aussi. On se demande si elle voit des clowns partout pour de bonnes raisons ou juste parce qu'elle a bu trop de café. Et cette manie des trous... euh, parlons-en plus tard. C'était original.
Et puis il y a Evan Peters. Oh là là. Il joue plusieurs personnages, et quel talent ! Il peut être le gourou charismatique et terrifiant, le type un peu bizarre qui vend des glaces, ou le militant politique qui perd la tête. Il est tellement à l'aise dans tous ces rôles. On le regarde et on se dit : "Mais comment fait-il pour passer de l'un à l'autre avec cette aisance ?" Un vrai caméléon, ce garçon.
Ce qui m'a plu, c'est l'aspect psychologique. La saison explore la peur. Comment la peur peut nous manipuler, nous faire agir de manière irrationnelle. C'est un peu ce qu'on ressentait dans la vraie vie à l'époque, alors c'était... pertinent. Trop pertinent, peut-être pour certains.

La peur est contagieuse. Et parfois, le vrai monstre n'est pas celui que l'on voit, mais celui qui se cache en nous.
Et les clowns ! On ne peut pas parler de Cult sans parler des clowns. Ils étaient partout. Ils servaient de métaphore pour les peurs collectives, pour l'idée que le chaos peut surgir de n'importe où. Oui, c'était un peu exagéré. Oui, peut-être que ça nous a donné des cauchemars. Mais c'était marquant.

Certains ont trouvé l'intrigue trop alambiquée. D'autres n'ont pas aimé le côté politique. Et je peux comprendre. Ce n'est pas la saison la plus facile à regarder. Elle demande un peu d'effort. Mais quand on fait l'effort, quand on se laisse porter par le jeu des acteurs et le suspense, on découvre quelque chose d'intéressant.
Peut-être que mon opinion est impopulaire. Peut-être que je suis juste bizarre. Mais j'ai trouvé dans Cult une exploration audacieuse de la nature humaine et de ses failles. Et au milieu de tout ce chaos, il y avait une forme de beauté tordue, une fascination pour le côté sombre de la vie. Ryan Murphy nous a habitués à nous choquer, et cette saison n'a pas déçu sur ce point.
Alors oui, si vous n'avez pas aimé Cult, je vous respecte. C'est normal. Mais si par hasard, vous avez un petit faible pour les saisons qui vous font réfléchir, qui vous dérangent un peu, et qui vous laissent avec une image de clown bizarrement persistante... peut-être que vous pourriez lui donner une autre chance. Ou pas. L'important, c'est de sourire, n'est-ce pas ? Même quand il y a des clowns.
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