Saison 2 The Handmaid's Tale

Ah, la Saison 2 de The Handmaid's Tale. On en a tellement parlé, n'est-ce pas ? Tout le monde s'attendait à la misère, au désespoir, aux larmes à profusion. Et bien sûr, il y en a eu. Mais avouons-le, parfois, on avait juste envie de crier "Mais arrêtez tout !" devant notre écran, pas vrai ?
Parce que, soyons honnêtes, cette saison, c'était un peu comme regarder un chien courir après sa queue en boucle. On sait qu'il n'attrapera rien, mais on continue de regarder, un peu par pitié, un peu par fascination morbide. Et June (ou Offred, comme on veut), notre héroïne au regard perpétuellement perdu, elle n'était pas au bout de ses peines. Et nous non plus.
On a tous eu ce moment où on se disait : "Mais pourquoi elle ne fait pas ça ? C'est tellement évident !" Et puis, on se rappelait le contexte. Gilead. Ce truc bien barré où la moindre désobéissance se paie cher. Très cher. Genre, très, très cher.
Et les Commandants ! Ah, ces messieurs en costume sombre avec leurs sourires crispés. On avait l'impression qu'ils sortaient tous d'une réunion pour décider du meilleur moyen de faire du thé le plus triste possible. Et le Commandant Waterford, avec sa barbe poivre et sel, qui se croit le roi du monde... Franchement, on avait parfois envie de lui proposer un abonnement à un club de lecture sur l'empathie.
Et puis, il y a eu cette fameuse épidémie de rouge. Partout. Les manteaux, les bonnets, les robes... On aurait dit que la planète entière avait décidé de fêter Halloween en avance, mais version dramatique. Si seulement elles avaient eu le choix de la couleur. Imaginez : des mains qui se baladent en bleu ciel, en vert menthe... Ce serait moins anxiogène, non ?

La Tante Lydia, quant à elle, continuait de nous faire frissonner. Un mélange de nounou autoritaire et de juge infernal. On se demandait si elle avait un mode d'emploi caché quelque part qui disait : "Attention, utilisateur potentiellement sadique". Elle nous rappelait que même dans les pires situations, il y a toujours quelqu'un pour mettre un peu de piment... ou plutôt de sel, vu le contexte.
Et les évasions ? On en rêvait pour June. On priait pour elle. Chaque fois qu'elle se faufilait dans un coin sombre, on retenait notre souffle. Est-ce que cette fois, elle allait trouver la sortie ? Sauf que la sortie, à Gilead, c'est un peu comme un mirage dans le désert. On la voit, on y croit, et puis pouf, on est de retour au point de départ, avec un peu plus de poussière dans les yeux.

Ce qui était paradoxal, c'est qu'au milieu de toute cette noirceur, il y avait des moments de beauté fugace. Une fleur qui pousse dans un jardin mal entretenu, un regard échangé entre deux femmes qui se comprennent sans un mot. C'est ça qui nous donnait cette petite lueur d'espoir, cette envie de se dire "Allez, ça va finir par s'arranger... un jour."
La Saison 2, c'était un peu ça : une montagne russe émotionnelle, où on alternait entre l'envie de tout jeter par la fenêtre et l'admiration pour la résilience humaine. Et finalement, même si on a parfois eu envie de pleurer avec June, on n'a pas pu s'empêcher de sourire devant sa détermination, même quand elle semblait se battre contre des moulins à vent. Parce que, au fond, on a tous ce petit grain de folie qui nous fait persévérer, même quand le monde entier semble s'acharner sur nous. Et ça, même à Gilead, ça ne se remplace pas.
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