Regarder Salo Ou Les 120 Jours

Alors, imaginez la scène : vous êtes tranquillement installé dans votre fauteuil préféré, prêt pour une petite soirée cinéma. Vous avez le popcorn, la couverture, peut-être même un petit verre de vin pour vous mettre dans l'ambiance. Vous lancez le film, et là… BAM ! Ce n'est pas du tout ce que vous aviez prévu. C'est un peu comme commander une pizza Margherita et recevoir une tourte aux escargots en purée de chaussettes. Eh bien, mes amis, c'est un peu ça, regarder Salo ou les 120 Journées de Sodome.
Laissez-moi vous dire, ce film, c'est pas une comédie romantique pour mamie. C'est plutôt une expérience. Une expérience qui vous fera vous demander si vous avez accidentellement piraté le disque dur d'un démon dépressif. Le réalisateur, Pier Paolo Pasolini, avait apparemment un sens de l'humour aussi subtil qu'un coup de masse dans un pot de confiture.
On est en Italie, pendant la Seconde Guerre Mondiale, mais oubliez les paysages bucoliques et les chansons d'amour. Ici, c'est un groupe de bourgeois bien repus qui décide de s'inventer des passe-temps un peu… disons, originaux. Et quand je dis originaux, pensez à des trucs qui feraient rougir un marchand de feux d'artifice lors du 14 juillet.
Pendant 120 jours (logique, le titre n'est pas là pour décorer !), ces messieurs fortunés vont se livrer à des tortures morales et physiques. Oui, vous avez bien entendu. Et pas des petites taquineries ! On parle ici de choses qui vous donnent envie de fermer les yeux et de vous concentrer très fort sur le fait que vous avez une bonne connexion internet pour regarder des vidéos de chats. C'est ça, la magie du cinéma !
Le pire, c'est que Pasolini ne vous épargne rien. C'est filmé avec une froideur clinique qui rend le tout encore plus dérangeant. Vous avez l'impression d'être un scientifique qui observe des souris en laboratoire, sauf que là, ce sont des humains qui font des choses… très peu recommandables.

Alors, est-ce que je recommande Salo ? Hmm. Si vous êtes du genre à vouloir repousser les limites de votre estomac et de votre cerveau, alors foncez ! C'est une œuvre d'art, paraît-il. Une œuvre d'art qui vous laissera probablement avec une envie irrépressible de prendre une douche très, très longue. Et peut-être de manger des carottes pendant une semaine. Pour la détox mentale, on imagine.
En résumé : ne regardez pas Salo si vous êtes fragile, si vous venez de dîner, ou si vous croyez encore au Père Noël. Si vous êtes curieux de savoir jusqu'où l'être humain peut aller dans l'abjection, alors… bonne chance. Vous en aurez besoin. Et n'oubliez pas le popcorn. Mais peut-être un peu moins pour le film, et un peu plus pour vous distraire.
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