Regarder Jurassic World Le Monde D'après

Alors, voilà. Nous y sommes. Après des péripéties dignes d’une série Netflix qui aurait bu trop de caféine, Jurassic World : Le Monde d’Après a enfin débarqué dans nos vies. Et comment dire… C’était un peu comme retrouver une vieille connaissance… avec des griffes. Beaucoup de griffes.
On nous promettait un final en apothéose, un tutti frutti de dinosaures, des héros qui transpirent autant que leurs poursuivants à 300 km/h. Et franchement, le film livre… une partie de sa promesse. C’est un peu comme aller à un buffet à volonté : il y a de tout, parfois c’est excellent, parfois c’est juste… là. Mais on se sert quand même, parce qu’on a payé et qu’on est curieux de voir ce qu’il y a dans le plat suivant.
Le scénario ? Ah, le scénario ! Il faut avouer que les scénaristes ont dû faire appel à un vieux parchemin trouvé dans un musée poussiéreux, où étaient inscrites toutes les bonnes idées des précédents films. On mélange un peu, on ajoute une touche de « oh mais si, ça marche ! », et voilà ! On a droit à des abeilles géantes. Oui, vous avez bien lu. Des abeilles. Qui font peur. À des humains. Je suis encore en train de digérer cette partie, pour être honnête. J’ai toujours pensé que les dinosaures étaient le problème principal, mais apparemment, les insectes sont maintenant dans la boucle des méchants de taille. Je me demande ce que sera la suite : des éléphants porte-avions qui sèment la panique ? Les paris sont ouverts.
Heureusement, le film peut compter sur ses vieux fidèles. Voir Laura Dern, Sam Neill et Jeff Goldblum de retour ensemble, c’était un peu comme retrouver les membres de votre groupe de rock préféré après vingt ans de silence. On a toujours cette petite étincelle, cette alchimie. Ils s’en sortent avec brio, même quand ils doivent courir plus vite que leur ombre face à des créatures qui n’ont pas payé leur abonnement à la salle de sport.
Un peu de nostalgie, beaucoup de dinosaures
Et les dinosaures, parlons-en ! Ils sont là, ils sont nombreux, et ils font le job. Des courses-poursuites, des moments de tension (même si on sait que nos héros s’en sortiront, soyons honnêtes, c’est un peu la règle du jeu), des gros plans sur des dents… C’est un peu le même menu que d’habitude, mais avec plus de convives à la fête.

Le film essaie de nous faire réfléchir aussi. Sur la nature, l’équilibre, le fait que l’homme n’est pas le seul à avoir le droit de bouffer la planète. C’est louable, mais entre deux scènes où un T-Rex essaie de nous croquer, on a un peu de mal à méditer sur la biodiversité. On préfère juste se concentrer sur le fait de ne pas finir en amuse-bouche.
Finalement, Jurassic World : Le Monde d’Après, c’est un peu comme un dernier concert d’un groupe culte. On y va pour l’ambiance, pour chanter en cœur les anciens tubes (ou plutôt pour crier « J’ai vu un dinosaure ! »), et pour applaudir les membres vétérans. Il y a quelques nouvelles chansons qui font un peu moins l’unanimité, des solos de guitare qui durent un peu trop longtemps, mais on ressort quand même avec un sourire et la tête pleine de souvenirs (plus ou moins réalistes).
Alors, est-ce qu’il faut y aller ? Si vous avez aimé les deux premiers films, si vous avez une passion dévorante pour les reptiles géants et si vous êtes prêt à accepter que les abeilles peuvent devenir de vrais prédateurs… Foncez ! Sinon, vous pouvez toujours attendre qu’il passe sur une plateforme de streaming et le regarder en mangeant un Pop-Corn. Au moins, vous serez à l’abri des dinosaures… et des insectes géants. Pour l’instant.
En résumé : venez, regardez, et essayez de ne pas vous faire manger par les abeilles. Ce serait une fin un peu trop… insecticide.
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