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Regarder Alice Au Pays Des Merveilles


Regarder Alice Au Pays Des Merveilles

Ah, Alice au Pays des Merveilles. Qui n'a jamais eu envie de tomber dans un terrier de lapin pour échapper à la routine ? Moi, j'y songe sérieusement tous les lundis matins. Surtout quand mon réveil décide de se transformer en une Chenille psychédélique vous lançant des défis existentiels à 7 heures du matin.

Se plonger dans l'univers d'Alice, c'est un peu comme avaler une potion de "j'ai tout laissé tomber et je regarde des trucs bizarres sur internet". Sauf qu'ici, c'est beaucoup plus chic, et moins risqué pour la réputation digitale. On y croise des personnages plus déjantés les uns que les autres. Et franchement, soyons honnêtes, ils nous font passer pour des personnes parfaitement normales.

Prenons le Lapin Blanc, par exemple. Toujours en retard, stressé, avec sa montre à gousset. On a tous un ami comme ça, qui vous envoie des textos "OMG, J'ARRIVE PLUS !" alors qu'il est encore en train de choisir sa tenue. Sauf que lui, il a une excuse : il doit sauver le monde, ou au moins assister à une réunion avec la Reine de Cœur. Difficile de rivaliser.

Et puis il y a le Chat du Cheshire. Ce sourire flottant dans le vide, ce rire cristallin… C'est l'incarnation parfaite du "je sais des choses que vous ne savez pas, et ça m'amuse beaucoup". Un peu comme votre grand-tante qui vous regarde avec un air entendu à chaque fois que vous parlez de votre vie amoureuse. Sauf qu'elle, elle ne disparaît pas en laissant juste un sourire derrière elle. Dommage.

La Reine de Cœur, parlons-en ! "Coupez-lui la tête !". Une véritable femme d'affaires, pas vrai ? Elle gère son royaume avec une efficacité redoutable, certes un peu… brutale. Ça me rappelle mon ancienne boss quand le café était fini. La seule différence, c'est qu'elle ne demandait pas de vous couper la tête. Juste de vous punir avec des réunions inutiles.

Grandir avec Alice au Pays des Merveilles | France Inter
Grandir avec Alice au Pays des Merveilles | France Inter

Ce qui est fascinant dans ce conte, c'est la façon dont il nous renvoie à notre propre logique. Alice essaie désespérément de comprendre, de rationaliser ce chaos apparent. Et nous, spectateurs, on se retrouve à faire la même chose. On se dit : "Mais pourquoi cette tarte est-elle devenue si petite ?" ou encore "Comment a-t-il fait pour se démultiplier comme ça ?". Le monde d'Alice nous force à remettre en question ce que l'on prend pour acquis. C'est un peu comme regarder un documentaire sur les règles de la physique quantique après deux verres de vin.

Le plus drôle, c'est que malgré toute cette folie, il y a une sorte de philosophie sous-jacente. La question de l'identité, de la perception, de la réalité… Le tout emballé dans une explosion de couleurs et de situations improbables. On pourrait presque y voir une métaphore de notre propre vie, avec ses imprévus, ses rencontres étranges et ses moments où l'on se sent comme une rose qui a pris un coup de soleil et a decidé de parler.

Alice au pays des merveilles - film 2010 - Tim Burton - Captain Watch
Alice au pays des merveilles - film 2010 - Tim Burton - Captain Watch

Alors oui, regarder Alice au Pays des Merveilles, c'est s'offrir une pause bien méritée. Une occasion de laisser son cerveau vagabonder et de se rappeler que parfois, le plus logique, c'est de se laisser emporter par l'absurde. C'est surtout la preuve qu'une petite fille curieuse peut provoquer plus de remous qu'un groupe de marmottes organisant un pique-nique clandestin.

Finalement, le plus grand mystère du Pays des Merveilles, ce n'est pas comment on rétrécit ou on grandit, c'est plutôt : pourquoi n'a-t-on pas tous une carte de ce genre pour échapper au métro bondé ?

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