Que Les Gros Salaire Leve Le Doigt

On a tous un ami, ou peut-être même nous-mêmes, qui a cette petite manie. Vous savez, celle où l'on parle de "les gros salaires". Ça y est, vous visualisez ? C'est comme un club secret, mais sans les passe-montagnes. C'est plutôt avec des costumes chics et des bureaux avec des vues imprenables.
Imaginez un peu. La machine à café. La conversation qui dérive. Quelqu'un lâche : "Ah, mais chez X corporation, paraît qu'ils gagnent des fortunes !" Ou alors, devant un reportage : "Regarde-moi ça, le PDG, il doit avoir un salaire qui fait rêver." Et là, souvent, on entend un petit murmure, un soupir collectif, une sorte de regret voilé.
Moi, je me dis, et c'est peut-être une pensée un peu honnête, un peu franche, que quelque part, quand on parle de "les gros salaires", il y a une part de nous qui aimerait bien, secrètement, lever le doigt. Oui, vous avez bien lu. Lever le doigt. Comme à l'école quand on sait la réponse et qu'on veut absolument répondre. Sauf qu'ici, la réponse, c'est : "C'est moi ! C'est mon salaire dont on parle !"
Une petite envie bien humaine
Soyons honnêtes. Qui n'a jamais rêvé d'avoir un salaire qui permettrait de ne plus jamais regarder l'étiquette avant d'acheter son pain ? Ou de partir en vacances sans devoir faire un emprunt à la banque ? C'est ça, la magie de "les gros salaires". C'est la promesse d'une certaine liberté. La liberté de choisir, la liberté de ne pas compter. La liberté d'être, disons-le, un peu moins stressé par le quotidien.

Quand on voit ces chiffres qui circulent, ces montants qui semblent presque irréels pour la plupart d'entre nous, il y a une fascination. Et sous cette fascination, il y a cette petite voix, celle qui dit : "Et si c'était moi ? Et si j'étais celui ou celle qui touche "les gros salaires" ?" C'est une forme d'envie, oui, mais une envie plutôt légère, je trouve. Une envie de confort, une envie de reconnaissance, une envie de pouvoir dire "j'y suis arrivé".
On imagine les avantages. Des voyages en première classe, des dîners dans des restaurants étoilés sans regarder le prix du vin, pouvoir acheter cette petite maison de campagne dont on rêve depuis des années. Et tout ça, grâce à quoi ? Grâce à ce fameux salaire, ce sésame magique.

"Ah, les gros salaires... qui n'aimerait pas un petit coup de pouce, hein ?"
Le doigt levé, un acte symbolique
Alors, quand on dit "Que les gros salaires lèvent le doigt !", ce n'est pas une invitation à l'arrogance. Loin de là. C'est plutôt une façon de reconnaître que, oui, c'est enviable. Que oui, c'est désirable pour beaucoup. Et que, peut-être, ceux qui y sont arrivés ont aussi leurs propres défis, leurs propres pressions. Mais avouons-le, le confort financier, ça aide. Ça aide énormément.
C'est un peu comme un examen de vie où personne n'a envie d'être le cancre. Mais quand il s'agit de récompenses, là, soudainement, tout le monde aimerait bien avoir la meilleure note. Alors oui, je le dis haut et fort (enfin, pas trop fort, pour ne pas déranger les gros salaires). Si jamais j'atteins ce niveau, je lèverai mon doigt. Et peut-être même que je ferai un petit clin d'œil. Car après tout, c'est une étape que beaucoup aimeraient franchir. C'est une sorte de validation ultime, un succès palpable. Et ça, ça mérite bien un petit geste de fierté, non ? Un petit geste simple, comme lever le doigt."
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