Ou Voir Spider Man Far From Home

J'avoue, j'ai un peu galéré avec les lunettes la première fois. Genre, j'étais à un mariage super chic, une de ces cérémonies où tout le monde est impeccable. Et là, le soleil tape. Je sors mes lunettes de soleil... mais pas les bonnes. Celles qui te donnent un air de mafieux russe dans un soap opera des années 90. Bref, pas le look du tout. Ça m'a fait penser à Peter Parker dans Spider-Man: Far From Home. Parce que franchement, ce pauvre gamin, il essaie tellement de faire les choses bien, mais parfois, il se plante monumentalement.
Vous voyez ce que je veux dire ? C'est cette pression de devoir être à la hauteur. Pour Peter, c'est être Spider-Man, sauver le monde, blablabla. Pour moi, c'était juste ne pas avoir l'air d'un imbécile avec des lunettes ridicules. La comparaison est peut-être un peu tirée par les cheveux, je vous l'accorde. Mais l'idée est là : l'effort, les bonnes intentions, et le résultat... parfois, c'est pas tout à fait ce qu'on avait imaginé.
Spider-Man: Far From Home, c'est exactement ça. C'est le deuxième film de cette nouvelle ère Spidey, et on retrouve notre Peter Parker préféré, encore un peu traumatisé par Endgame (qui n'a pas été traumatisé par Endgame, franchement ?). Il veut juste être un ado normal, faire son premier bal de promo, et peut-être, juste peut-être, avouer ses sentiments à MJ. Le truc basique, quoi. La routine post-apocalypse.
Et là, BAM ! Nick Fury débarque, comme d'habitude. Parce que visiblement, quand on est un super-héros, la tranquillité, ça n'existe pas. Il faut qu'il aille sauver l'Europe (encore) de menaces qu'il ne comprend pas. Et qui arrive pour l'aider ? Un mystérieux personnage du nom de Mysterio.
Ah, Mysterio ! Parlons-en de Mysterio. C'est là que le film devient vraiment intéressant. Parce que ce type, c'est l'incarnation même de l'illusion, du mensonge bien ficelé. Il arrive avec des images spectaculaires, des discours enflammés, et on se dit "Wow, enfin un nouveau super-héros qui a l'air super cool !". On est tous comme des gosses émerveillés devant les feux d'artifice, non ? On veut croire au spectacle.

Mais comme pour mes lunettes de mariage ratées, il y a toujours un truc qui cloche. Et c'est là où le film nous fait réfléchir. Qu'est-ce qui est réel ? Qu'est-ce qui est une mise en scène ? Et surtout, quand on est confronté à des choses qui semblent trop belles pour être vraies, est-ce qu'on prend le temps de creuser un peu ? Ou est-ce qu'on se laisse emporter par l'émotion, par le spectacle ?
Peter, lui, il se fait avoir. Il veut tellement bien faire, tellement prouver sa valeur, qu'il est prêt à accepter les choses sans trop se poser de questions. C'est tellement humain, cette envie de trouver un guide, un mentor. Surtout quand on est jeune et qu'on porte le poids du monde sur ses épaules (ou plutôt, sur son costume).

Le film joue superbement avec nos attentes. On est balloté entre l'espoir et le doute, entre l'admiration et la méfiance. Et la fin... ah, la fin ! Elle vous laisse une vraie claque. Elle redistribue les cartes, elle change la donne, et elle vous fait réaliser que même quand on pense avoir compris, il y a toujours une nouvelle couche de complexité.
En gros, Spider-Man: Far From Home, c'est un peu comme tomber sur un compte Instagram ultra-stylé qui a l'air parfait, avant de découvrir que tout est savamment orchestré. C'est une belle leçon sur la perception, sur la vérité, et sur le fait qu'il faut parfois regarder au-delà des paillettes. Et peut-être, juste peut-être, porter des lunettes de soleil qui correspondent à la tenue. C'est important, les détails !
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