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Onii Chan Dakedo Ai Sae Areba Kankeinai Yo Ne


Onii Chan Dakedo Ai Sae Areba Kankeinai Yo Ne

Ah, les souvenirs… Je me rappelle encore de la première fois que j’ai vu ce truc, cette… idée saugrenue qui a fini par devenir une série d’animation. C’était un après-midi pluvieux, je traînais sur des forums un peu obscurs (ne me jugez pas, c’est là qu’on trouve les perles rares !), et quelqu’un a posté un lien avec une description qui m’a fait lever un sourcil, puis deux.

La description disait en gros : « Une fille super populaire, adorée de tous, qui ne voit son grand frère que comme… eh bien, son grand frère. Mais son grand frère, lui… » J’ai cliqué. Et là, le drame. Ou plutôt, la comédie. Bienvenue dans le monde tordu de Onii-chan Dakedo Ai Sae Areba Kankeinai Yo Ne.

Alors, déjà, le titre… Quelle petite merveille de concision et d'ironie, n'est-ce pas ? Littéralement traduit, ça donne quelque chose comme "C'est mon grand frère, mais tant qu'il y a de l'amour, ça ne pose pas de problème, n'est-ce pas ?" Une phrase qui, si vous y réfléchissez deux secondes, vous fait vous dire : "Attendez, mais… quel genre d'amour exactement ?"

Et c'est là qu'on touche le cœur du sujet, le gros morceau. La série explore (ou plutôt, effleure joyeusement) la thématique des relations fraternelles qui… disons, dépassent la norme. Vous voyez le tableau ? La sœur, Hina, est la petite déesse du lycée. Tout le monde l'aime, les garçons lui courent après, les filles rêvent d'être comme elle. Une vraie idol, quoi.

Et son frère, Shinichiro ? Lui, il est juste… le grand frère. Un peu maladroit, un peu dépassé par la popularité de sa sœur, et accessoirement, celui qui doit gérer toutes ses excentricités. Le truc, c'est que Hina, dans son innocence (ou est-ce une innocence calculée ?!), semble ne pas vraiment saisir les implications de son obsession pour son Onii-chan.

Onii-chan Dakedo Ai Sae Areba Kankeinai yo ne | Anime Review
Onii-chan Dakedo Ai Sae Areba Kankeinai yo ne | Anime Review

Elle est constamment collée à lui, veut tout savoir de sa vie amoureuse (pour mieux la saboter, évidemment), et ne rate jamais une occasion de se faufiler dans son espace personnel. Le pauvre Shinichiro se retrouve dans des situations… embarrassantes, disons poliment. Et pourtant, à chaque fois, il essaie de garder la tête froide.

Ce qui est fascinant, c'est cette façon qu'a la série de jouer avec nos attentes. On s'attend à un drame, à une romance interdite qui va mal tourner. Mais non ! Ou plutôt, pas tout à fait. Il y a cette tension constante, ce sous-entendu qui flotte dans l'air comme une brume étrange, mais les personnages, surtout Hina, semblent flotter au-dessus de ça avec une légèreté déconcertante.

Ilustraciones del volumen 12 (Final) de Onii-chan dakedo Ai sae Areba
Ilustraciones del volumen 12 (Final) de Onii-chan dakedo Ai sae Areba

Est-ce que c'est une critique subtile de la façon dont la société peut normaliser certaines dynamiques de pouvoir ou d'attachement ? Ou est-ce juste une excuse pour des situations comiques et… un peu osées ? Personnellement, j'aime penser que c'est un peu des deux. Ça nous fait réfléchir, tout en nous arrachant des rires nerveux.

Bref, si vous cherchez une série qui vous fera vous demander "Mais qu'est-ce que je suis en train de regarder ?" tout en vous tenant en haleine par sa bizarrerie attachante, Onii-chan Dakedo Ai Sae Areba Kankeinai Yo Ne est faite pour vous. Un petit ovni dans le monde de l'animation, qui prouve qu'avec juste un peu d'amour (et une bonne dose d'absurdité), tout est possible. Enfin, presque tout.

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