Nozomanu Fushi No Boukensha Vostfr

Ah, mes chers amis amateurs de récits épiques et, disons-le, un peu abracadabrantesques ! Avez-vous déjà rêvé d'une aventure où vous pourriez revenir d'entre les morts avec, disons, un léger gain de puissance ? Non ? Moi non plus. Mais c'est exactement ce qui arrive à notre héros, le pauvre Rentt Faina, dans Nozomanu Fushi No Boukensha (ou L'Aventurier Non Désiré Immortel pour ceux qui n'ont pas encore traduit le titre dans leur tête). Une appellation qui, avouons-le, sent déjà le vécu, le vécu qui fait mal.
Imaginez : vous êtes un aventurier, plutôt doué, on vous donne même des missions de rang S. La grande vie, quoi ! Et puis, paf ! Un dragon. Un dragon bien balèze, qui ne fait pas dans la dentelle. Notre Rentt, avec son optimisme légendaire, finit par se faire dévorer. Classique, n'est-ce pas ? Mais là où ça devient intéressant, c'est que le destin, visiblement avec un sens de l'humour aussi développé qu'un gobelin philosophe, décide de lui donner une seconde chance. Enfin, une chance... disons plutôt un redémarrage.
Le twist ? Rentt ne revient pas comme un héros ressuscité, tout frais et tout beau. Non, non. Il revient... en mort-vivant. Un squelette, pour être précis. Et pas n'importe lequel : un squelette qui, par un étrange coup du sort (ou un bug dans la Matrice de la réincarnation), conserve ses souvenirs et, surtout, l'envie de devenir plus fort. Parce que bon, être un squelette, c'est bien joli pour faire peur aux passants, mais ça manque cruellement de fonctionnalités. Pas de système digestif, pas de muscles, pas de... euh... poils. Bref, pas le top pour impressionner la galerie.
Une quête... osseuse !
Et c'est là que le spectacle commence. Notre Rentt, le squelette aventurier, va devoir tout réapprendre. Comment manier une épée quand on n'a pas de biceps ? Comment éviter les attaques quand on n'a pas de réflexes ? Comment se faire des amis quand votre seule conversation est un cliquetis d'os ? C'est une question que l'on se pose souvent devant les animes, n'est-ce pas ? Et là, on a la réponse : avec beaucoup d'acharnement et une bonne dose de frustration comique.
Le charme de Nozomanu Fushi No Boukensha réside dans cette incongruité. Voir un être censé être sans vie se démener avec une détermination inébranlable pour progresser, pour regagner sa masse musculaire (oui, apparemment, c'est possible quand on est mort), pour devenir, ironiquement, plus vivant que jamais dans sa quête de pouvoir. C'est un peu comme si votre voiture vous disait : "Salut, j'ai pris feu hier, mais aujourd'hui, je vais battre des records au Nürburgring !".

On retrouve cette douce mélancolie des personnages qui ont connu la gloire puis la déchéance, mais ici, la déchéance est... littéralement squelettique. Et pourtant, il y a une joie contagieuse à le voir surmonter les obstacles. Ses petites victoires, sa manière de comprendre le monde avec sa nouvelle condition, tout cela est traité avec un humour fin et une touche de tendresse. On s'attache à ce squelette persévérant, même s'il n'a pas de visage pour nous faire des sourires.
Alors, si vous cherchez une série où les héros ne sont pas toujours ce qu'ils semblent être, où la mort n'est qu'une petite contrariété sur le chemin de la puissance, et où un squelette peut avoir plus de cœur (et de cerveau) que certains vivants, alors Nozomanu Fushi No Boukensha est fait pour vous. Préparez-vous à un voyage hilarant et, osons le dire, un peu sinistre. Mais surtout, préparez-vous à rire, parce que finalement, qu'y a-t-il de plus drôle qu'un mort-vivant qui veut juste... bouger son corps ?
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