No Country For Old Men Vostfr

Ah, No Country For Old Men. Rien que le titre, ça sent déjà le café trop fort du matin, celui qui te réveille d'un coup et te rappelle que la vie, bah, elle est pas toujours une balade bucolique avec des petits oiseaux qui chantent. C'est un peu comme se prendre un coup de vent frais après une longue sieste sous la couette. Ça surprend, mais ça réveille les sens.
Quand on pense à ce film, on pense souvent à ce fameux Anton Chigurh, interprété par Javier Bardem. Ce gars, c'est l'incarnation du type qui a décidé que le politesse, c'était pour les faibles. Vous savez, le genre de personnage qui vous mettrait mal à l'aise à la boulangerie quand vous demandez un croissant et qu'il vous répond avec une énigme sur le sens de la vie. On dirait le cousin éloigné de ce pote qui te demande toujours : "Alors, cette semaine, tu avances sur tes projets, ou tu continues à regarder des vidéos de chats ?"
Et puis, il y a cette atmosphère. Le Texas poussiéreux, la tension qui monte plus vite qu'une facture quand on a oublié de payer son forfait internet. C'est le genre de film qui te fait vérifier deux fois si t'as bien fermé la porte à clé le soir, même si t'habites au 15ème étage au milieu de la ville. On se dit : "Ok, le danger peut venir de partout, même de la machine à sous du coin qui clignote bizarrement." C'est un peu comme quand ton GPS te dit de tourner à droite sur un chemin que tu ne connais pas et que tu te retrouves face à un manège abandonné. Tu te dis : "C'est là que ça commence, n'est-ce pas ?"
Ce qui est génial avec ce film, c'est qu'il ne te prend pas par la main pour t'expliquer tout. Non, non. Il te lâche en plein milieu du désert, te donne une carte froissée et te dit : "Débrouille-toi, mon grand." Et c'est là que ça devient intéressant. On est tous un peu comme Llewelyn Moss, ce type qui trouve une valise pleine de fric et qui pense que sa vie va soudainement ressembler à une publicité pour une montre de luxe. Sauf que dans la vraie vie, trouver une valise pleine de fric, ça finit souvent par un appel à la police ou à une discussion compliquée avec sa belle-mère sur l'origine des fonds.

Et Tommy Lee Jones dans son rôle de shérif, c'est le réconfort du vieux briscard. Celui qui a tout vu, tout entendu, et qui te regarde avec cet air mi-blasé, mi-résigné, comme s'il te disait : "Jeune homme, si tu savais ce que j'ai dû gérer avant même que tu n'apprennes à faire du vélo." C'est le type qui prend sa retraite, s'achète un petit canapé confortable, et se dit : "Enfin, un peu de calme." Sauf que le calme, dans ce film, c'est juste une pause entre deux catastrophes. C'est comme quand tu te dis que tu vas enfin te poser pour lire un livre, et que ton chat décide que c'est le moment idéal pour faire la course sur ton visage.
No Country For Old Men, c'est le genre de film qui te reste en tête longtemps après le générique. Il te fait réfléchir à la violence, au destin, et à pourquoi les gens font des choix aussi bizarres. Et puis, il y a cette fameuse scène avec la pièce de monnaie... On se dit qu'en vrai, on n'aurait jamais le courage de faire ça. On serait plutôt du genre à jeter la pièce dans une fontaine en espérant qu'un vœu se réalise pour avoir un café gratuit. Mais bon, c'est pour ça qu'on regarde des films, pour voir des gens faire des choses qu'on n'oserait jamais, et se dire : "Ouf, je suis bien installé dans mon canapé, en sécurité."
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