Netflix La Servante écarlate Saison 1

Ah, la première saison de La Servante écarlate. Si vous avez survécu à ça, félicitations, vous pouvez maintenant regarder n'importe quoi. C'est un peu comme avoir traversé votre premier déménagement : chaotique, épuisant, et vous ne regardez plus jamais votre boîte de chaussettes de la même manière.
Franchement, au début, j'étais un peu sceptique. Une histoire sombre et dystopique ? J'avais déjà ma dose de "Oh là là, c'est compliqué" en essayant de comprendre la dernière mise à jour de mon téléphone. Mais La Servante écarlate, ça vous attrape. Ça vous met une petite pression dans le dos, pas le genre de pression qui vous fait vouloir un café, plutôt le genre qui vous fait vouloir vous cacher sous une couverture avec un bol de glace.
On nous présente Gilead, une société qui a visiblement eu une mauvaise soirée. Un truc du genre : ils ont regardé trop de séries de science-fiction, pris une décision radicale et se sont dit "Et si on faisait tout à l'envers ?". Et voilà : un nouveau régime, des femmes reléguées au rang d'objets, et des couleurs… ah, les couleurs ! Le rouge des servantes, c'est pas juste une couleur, c'est un cri silencieux. Un peu comme quand vous portez un pull qui gratte, mais en beaucoup plus dramatique.
Notre héroïne, Offred – ou June, comme elle s'appelait avant que tout ne dérape – elle est notre guide dans ce cauchemar. Elle est là, elle subit, elle essaie de survivre. On se dit souvent : "Mais qu'est-ce qu'elle a fait pour mériter ça ?". C'est un peu comme quand on voit quelqu'un trébucher sur un trottoir parfait. On n'est pas joyeux, mais on est un peu… intrigué par le spectacle de la détresse.

Ce qui est génial avec cette saison, c'est que ça ne vous lâche pas. Chaque épisode, c'est une nouvelle couche de "Mais comment ils vont s'en sortir ?". On voit les servantes, avec leurs robes rouges, se déplacer en groupe. C'est une vision d'enfer, mais aussi, d'une certaine façon, une image de solidarité forcée. Imaginez une chorale qui ne chantait que des plaintes. Pas le meilleur répertoire, mais elles sont ensemble.
Il y a des moments qui vous font retenir votre souffle, tellement que vous vous demandez si vous respirez bien. D'autres, où vous avez juste envie de crier à l'écran : "Fais gaffe !". C'est ce que j'appelle le "syndrome de la télévision intelligente" : on est persuadé qu'on ferait mieux que les personnages, alors qu'en réalité, dans notre propre salon, on cherche encore nos clés.

Et les commandants et leurs épouses… parlons-en. On a l'impression de regarder une pièce de théâtre absurde où tout le monde joue faux. Les règles sont tellement strictes que ça en devient presque comique, si ce n'était pas si tragique. C'est un peu comme essayer de manger une soupe avec une fourchette : complètement inefficace et franchement frustrant.
La première saison de La Servante écarlate, c'est un voyage intense. Ça vous fait réfléchir, ça vous fait sursauter, et surtout, ça vous fait apprécier le simple fait de pouvoir choisir vos vêtements le matin. Un vrai petit bijou de la télévision, qui vous laisse avec une envie folle de regarder la suite, même si vous savez que ça ne va pas être une promenade de santé. C'est comme finir un livre passionnant et se dire "Bon, et après ?". On est accro, même si ça nous fait un peu peur. Et ça, c'est le propre des grandes séries, non ?
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