Narcos Saison 3 épisode 1

Je me souviens encore de cette soirée, il y a quelques années. On était entre potes, bière à la main, à se repasser en boucle les premières saisons de Narcos. Le truc, c’est qu'on s’était tellement attaché à cette ambiance, à ces personnages (oui, même aux méchants, avouons-le !) qu'on avait une sorte d’appréhension avant de lancer le premier épisode de la saison 3. Comme si on allait perdre un bout de notre vie télévisuelle. Et franchement, ce sentiment, je l’ai retrouvé en lançant Narcos Saison 3, Épisode 1.
Parce que oui, on est passé de l’ère Pablo Escobar à une nouvelle ère, un nouveau souffle dans ce trafic ultra-violent. Et vous savez quoi ? Le changement fait parfois du bien. Même si, au fond, on s'était habitué à notre bon vieux… euh… méchant charismatique.
Bienvenue dans l’univers du Cartel de Cali.
L’épisode 1 de cette troisième saison nous plonge directement dans le vif du sujet. Finie la traque effrénée d’Escobar, place à une nouvelle menace, peut-être plus insidieuse, plus organisée. Le Cartel de Cali prend les rênes, et ça ne rigole pas. C’est comme si on passait d’un film d’action un peu chaotique à un thriller d’espionnage avec des costumes impeccables. C’est moins le coup de feu qui fait peur, c’est plus la stratégie qui vous glace le sang.
On découvre les nouveaux acteurs principaux, les nouveaux "patrons". Et là, franchement, on se demande : qui va pouvoir remplacer l'aura d'Escobar ? Les producteurs ont fait un boulot de dingue pour nous présenter des personnages qui ont, chacun à leur manière, une personnalité bien marquée. Il y a le côté "gentilhomme" du crime, celui qui pense plus en homme d'affaires qu'en tueur implacable. Et ça, c’est fascinant. C’est le genre de type qui pourrait te proposer un café avant de t’envoyer au tapis. Un peu déstabilisant, non ?

L’ambiance change, c’est indéniable. On est moins dans la fuite constante et plus dans une sorte de jeu d’échecs à grande échelle. Les décisions qui sont prises dans cet épisode 1, elles ont des répercussions. Et on sent que l’enquête de la DEA, menée par nos agents préférés (et par de nouveaux visages aussi !), prend une autre dimension. C’est plus complexe, plus subtil.
Des nouveaux visages, des enjeux renouvelés.
Ce premier épisode sert surtout à nous mettre dans le bain. On comprend rapidement que ce nouveau cartel est différent. Ils ne sont pas juste des gros bras qui font peur. Ils sont intelligents, ils ont des réseaux partout. Et la façon dont ils gèrent leur "entreprise" est… presque admirable, si on met de côté le fait que ça implique des choses horribles, évidemment. C’est ce paradoxe qui rend Narcos si addictif, vous ne trouvez pas ?

Ce qui m’a marqué dans cet épisode, c’est la manière dont ils ont réussi à maintenir le suspense. On est tenu en haleine, on veut savoir comment cette nouvelle phase va se dérouler. On se demande qui va tomber, qui va réussir à s’en sortir. Et surtout, on se demande si la DEA va réussir à démanteler ce nouveau monstre qui semble, au premier abord, encore plus solide que le précédent.
Bref, si vous vous demandiez si la saison 3 valait le coup après la fin d’Escobar, la réponse est clairement oui. Cet épisode 1 est une excellente porte d’entrée. Il pose les bases, il nous présente les nouveaux enjeux, et surtout, il nous donne envie de continuer. Parce que, avouons-le, on est déjà accro, même sans Pablo. C’est ça, la magie de Narcos.
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