My In Laws Are Obsessed With Me 75

Ah, les beaux-parents. Ce mot, à lui seul, évoque parfois un légitime frisson. Mais dans mon cas, c'est un frisson… d'un tout autre genre. Disons que mes beaux-parents ont un petit faible. Un gros faible, en fait. Pour moi. Oui, vous avez bien lu. Mes beaux-parents sont obsédés par moi.
Et quand je dis obsédés, ce n'est pas une exaggeration à la « oh, ma belle-mère m'appelle trop souvent ». Non, non. C'est plus du genre « ma belle-mère connaît la marque de mes chaussettes par cœur ». On est dans le niveau expert de l'intérêt filial.
Au début, je pensais que c'était juste de la gentillesse débordante. Vous savez, le genre de couple qui a fait des enfants formidables et qui se dit : « Tiens, on va bichonner l'autre moitié de ce formidable spécimen ». Mais ça a vite pris une autre tournure.
C'est comme si j'étais une star de cinéma, mais sans le cachet (ni la garde rapprochée). Dès que je franchis le seuil de leur porte, c'est la fête des louanges. « Oh, comme tu as l'air en forme aujourd'hui ! » dit ma belle-mère, me scrutant comme si j'avais découvert la fontaine de Jouvence. Mon beau-père, lui, est plus subtil. Il me pose des questions sur mes projets, mes hobbies, mon régime alimentaire… même sur ma digestion. J'ai l'impression d'être dans une émission de télé-réalité dont je serais la seule candidate.
Les repas de famille sont une véritable comédie musicale. Ma belle-mère me réserve toujours la meilleure place. Elle me prépare mes plats préférés, même ceux que je n'ai pas mentionnés depuis dix ans. « Je sais que tu aimes ça », dit-elle avec un sourire radieux, comme si elle venait de gagner le gros lot. Mon beau-père, pendant ce temps, essaie de me faire rire en racontant des anecdotes sur mon conjoint quand il était petit. Des anecdotes que, soit dit en passant, je connais déjà par cœur car mon conjoint me les a racontées… sous la pression de ses parents, j'imagine.

Parfois, j'ai l'impression d'être dans un épisode de « La Petite Maison dans la Prairie », mais avec des téléphones portables. Ils veulent tout savoir. Mes sorties, mes envies, mes déceptions. Si j'ai un petit bobo, c'est la panique générale. Ma belle-mère me demande si j'ai bien pris ma vitamine C. Mon beau-père m'envoie des liens vers des articles sur la prévention des rhumes. Je suis devenue leur objet d'étude préféré.
Et le plus drôle, c'est que mon conjoint trouve ça… normal. « Ils t'aiment bien », me dit-il, l'air de rien. « Ils t'adorent », corrige-t-il avec un clin d'œil. Je crois qu'il est un peu jaloux de cette adoration. Ou alors, il est juste habitué à être le deuxième violon.

Je me demande parfois ce qu'ils feraient si je commençais à porter des tenues excentriques ou à adopter des hobbies marginaux. Me suivraient-ils dans ma transformation radicale ? Probablement. Je visualise déjà ma belle-mère en train de faire du saut à l'élastique pour me faire plaisir, ou mon beau-père en train de débattre de la philosophie de vie des lutteurs sumo.
Alors voilà, ma vie avec mes beaux-parents est une aventure quotidienne. Une aventure pleine d'amour, de bienveillance, et d'un soupçon de… surveillance. Mais au fond, est-ce si mal ? C'est quand même mieux qu'une belle-famille qui vous ignore, non ? Au moins, j'ai toujours quelqu'un pour me rappeler de mettre une écharpe. Et ça, mes amis, dans la vie, c'est précieux. Très précieux.
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