May My Father Die Soon

Alors, on va parler d'un sujet un peu... délicat. Imagine, tu es là, tranquille, à boire ton café, et soudain, une pensée te traverse l'esprit : "Et si mon père... mourait bientôt ?" Ouh là là, dit comme ça, ça fait un peu gloups, n'est-ce pas ?
Mais avant que tu ne t'imagines au tribunal des familles parfaites, laisse-moi te dire que c'est une pensée assez commune. Oui, oui, je t'assure ! On ne le crie pas sur les toits, évidemment, parce que ça sonne hyper cruel. Mais avoue, entre nous, qui n'a jamais eu ce petit éclair de conscience ?
C'est un peu comme quand tu rentres dans une pièce et que tu te dis, "J'espère que je n'ai rien oublié". Sauf que là, c'est un peu plus... existentiel. On n'est pas en train de souhaiter la mort de papa pour qu'on hérite de sa collection de timbres (quoique, s'ils sont rares, hein...). C'est plus complexe que ça.
Souvent, cette pensée arrive quand on est un peu submergé. Quand papa, malgré tout l'amour qu'on lui porte, est un peu... comment dire... envahissant ? Ou quand il dit des choses un peu... exaspérantes. Tu sais, le genre de remarques qui te font vouloir rentrer dans ton coin et mettre des écouteurs avec du bruit blanc.
Genre, il te demande pour la dixième fois dans la journée comment se passe ton travail, alors que tu lui as expliqué la veille pendant une heure. Ou il te donne des conseils non sollicités sur ta vie amoureuse, alors que lui-même a eu une relation compliquée avec sa plante verte pendant cinq ans. On a tous nos petits défis parentaux, n'est-ce pas ?

Et puis, il y a le côté inévitable. On sait tous que le temps passe. On voit nos parents vieillir, devenir un peu plus fragiles. Et cette pensée, même si elle est fugace, peut être une façon inconsciente d'appréhender ce changement, cette finitude. C'est un peu comme regarder une belle fleur et savoir qu'elle va finir par se faner. Ça fait un peu tristesse, mais c'est la vie.
Alors, si cette pensée te traverse l'esprit, respire un bon coup. Ce n'est pas que tu es une mauvaise personne. C'est juste que tu es humain. Tu gères tes émotions, tes frustrations, et peut-être même une pointe d'anxiété face à l'avenir.
Le plus important, c'est ce que tu fais avec cette pensée. Est-ce qu'elle te paralyse ? Ou est-ce qu'elle te pousse à faire quelque chose ? Peut-être que ça te donne envie d'appeler papa tout de suite, juste pour lui dire que tu l'aimes, même quand il te demande pour la centième fois si tu as mangé.

Ou peut-être que ça te donne envie de prendre un peu plus de distance quand tu en as besoin, sans culpabiliser. C'est un équilibre, ce truc-là, l'amour parental et la vie d'adulte. Un sacré malabar, comme diraient certains!
Finalement, ces pensées, aussi étranges qu'elles puissent paraître, font partie de notre parcours. Elles nous rappellent l'importance de chaque instant. Elles nous incitent à chérir les bons moments, à rire des petites manies, et à construire des souvenirs, même quand on a envie de hurler dans un coussin.
Alors, la prochaine fois que cette pensée viendra te faire un petit coucou, souris. C'est juste ton esprit qui fait son travail, qui essaie de jongler avec la vie, l'amour, et... les petites attentions de papa. Et ça, franchement, c'est déjà une sacrée performance ! Alors, profite bien des moments, même des plus agaçants. Ils sont précieux, crois-moi. Et puis, qui sait, peut-être qu'il te racontera une nouvelle blague sur les mouches un de ces jours. Et ça, ça vaut tout l'or du monde, non ?
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