Logging 10000 Years Into The Future 11

Imaginez un peu. On est en 11.000, un peu après la dernière grande vague de selfies préhistoriques, mais avant la mode des implants de sourcils lumineux. Et là, le grand défi : on doit logger quelque chose. Un truc. N'importe quoi. Mais quoi ? Parce que franchement, quand on pense à logger, on pense à des trucs super importants. Des découvertes qui changent la vie. Genre, comment faire cuire un mammouth sans le carboniser (on a encore du mal avec ça, à mon avis).
Mais là, non. On a une mission : logger 10.000 ans dans le futur. Et la question qui tue, c'est : qu'est-ce qui va intéresser des gens qui vivent probablement dans des bulles flottantes et qui ont des robots qui leur font le café le matin ? Est-ce qu'ils vont vraiment vouloir savoir comment on mettait nos chaussettes en 2023 ? Je ne suis pas sûr. Je parie même que la seule chose qui pourrait les faire tiquer, c'est si on leur montrait nos tentatives de comprendre les réseaux sociaux. Ah, les réseaux sociaux ! Toute une époque.
Pensez-y. On passe des heures à regarder des vidéos de chats, à essayer de décrypter le sens caché derrière un émoji, et à s'inquiéter si notre publication a eu assez de "j'aime". Si on logge ça en 11.000, les gens vont se dire : "Mais qu'est-ce qu'ils faisaient de leur temps, ces ancêtres ?" Ils vont sans doute avoir des machines pour lire dans nos pensées, et du coup, tout ce que l'on essayait de cacher, hop, ça sera revealed. Pas glop.
Les Grandes Inventions ou les Petites Folies ?
On pourrait leur logger la découverte de la poussette tout-terrain autonome. Ou la recette originale du pain au chocolat parfait. Des trucs qui nous semblaient cruciaux à l'époque. Mais est-ce que ça va vraiment faire frissonner quelqu'un dans 11.000 ans ? Je me pose la question. Ou alors, on leur logge notre obsession pour les séries télévisées. "Regardez, nos ancêtres passaient des week-ends entiers à regarder des gens qu'ils ne connaissaient pas vivre des vies imaginaires. C'était leur forme de méditation, sans doute."
Et puis, il y a le risque de tomber sur des trucs un peu... gênants. Genre, nos anciennes tendances mode. Les pantalons pattes d'éléphant, le retour des années 80, les couleurs qui piquent les yeux. Si on logge ça, les gens de 11.000 vont se demander si on avait un problème de vision. Ou si on était tous en train de faire des concours de déguisements permanents.

C'est là où l'opinion impopulaire arrive : peut-être que ce qui sera le plus fascinant pour les générations futures, ce ne sont pas nos grandes découvertes technologiques (ils en auront de bien meilleures, c'est sûr), mais plutôt nos petites manies, nos petites manies absurdes, nos petites peurs ridicules. Nos tentatives maladroites de comprendre le monde.
Le Paradoxe du "Pourquoi Moi ?"
Est-ce qu'ils vont vouloir savoir comment on faisait nos courses au supermarché ? Comment on appelait nos amis sur nos téléphones (oui, ces rectangles magiques qui ne servaient pas qu'à regarder des vidéos de chats) ? Ou pourquoi on était obsédés par le fait de partager des photos de notre nourriture ? Je peux vous dire que si j'étais en 11.000, et que je tombais sur un log de quelqu'un qui prenait 15 photos de son avocat avant de le manger, je me dirais : "Okay, ceux-là, ils avaient du temps libre."
Alors oui, on pourrait logger des choses importantes. La théorie de la relativité version 2.0, le remède contre le rhume des foins, la recette du bonheur éternel. Mais moi, je suis plus du genre à penser qu'on devrait loger nos fautes de frappe. Nos blagues ratées sur internet. Nos tentatives désespérées d'écrire un courriel sans faire de faute. Ces petits moments humains, si imparfaits, si réels. Ça, je pense que ça fera rire les gens de 11.000. Et peut-être qu'ils nous comprendront un peu mieux. Ou pas. Mais au moins, ça sera divertissant.
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