Livre Raya Et Le Dernier Dragon

Ah, Raya et le dernier dragon ! Ce petit bijou de chez Disney qui nous a sortis de notre cocon pandémique avec une bonne dose d’aventure, de quiproquos et, soyons honnêtes, quelques dragons absolument magnifiques. Si vous avez raté le coche, imaginez un mélange improbable entre un épisode de Koh-Lanta version médiéval-fantastique et une course à la recherche de la télécommande perdue, le tout saupoudré de magie.
On y rencontre Raya, notre héroïne du jour. Une guerrière intrépide, un peu tête brûlée, qui a visiblement passé trop de temps à s’entraîner avec son épée dans le jardin. Son objectif ? Réunir les fragments d’un ancien dragon pour sauver son monde, Kumandra, de la menace des Druuns. Et quand je dis “menace”, comprenez “des sortes de créatures qui vous transforment en pierre. Sympa.”
Et au milieu de tout ce chaos, qui débarque ? Sisu ! Le dernier dragon. Et attention, pas n’importe quel dragon. Sisu est… disons… exubérante. Elle a le charisme d’une influenceuse Instagram lors d’une séance photo, avec cette petite touche de maladresse qui la rend instantanément attachante. Imaginez une licorne sous caféine, et vous avez à peu près Sisu. Elle est censée être la clé de la paix, mais pour l’instant, elle ressemble plus à une adolescente qui vient de découvrir le monde et est émerveillée par tout, y compris les cailloux.
Le film nous entraîne dans une quête épique à travers des contrées plus belles les unes que les autres. Des jungles luxuriantes aux déserts arides, en passant par des cités flottantes qui feraient pâlir d’envie n’importe quel architecte fou. Raya et Sisu, accompagnées d’une troupe de personnages plus ou moins loufoques – un bébé pangolin marchand qui fait le bonheur des collectionneurs de peluches, un chef au grand cœur mais un peu lent à la détente, une jeune femme aussi agile qu’une acrobate et qui sait manier les couteaux avec une précision d’orfèvre, et un général un peu bourru qui cache une âme d’artiste (qui l’eût cru ?) – sillonnent le pays pour rassembler les fameux fragments.

Ce qui est génial avec ce film, c’est qu’il ne se prend pas trop au sérieux. Les dialogues fusent, les situations sont parfois absurdes, et on sent que les créateurs se sont bien amusés. Il y a cette dynamique entre Raya, qui est focalisée sur sa mission et donc un peu stressée, et Sisu, qui voit le bon côté des choses et a tendance à partir dans des monologues sur la beauté de la vie. Un peu comme votre ami optimiste face à votre humeur de dépressif chronique après une mauvaise journée, mais en version fantasy.
Et puis, il y a les scènes d’action. Oh là là, les scènes d’action ! Elles sont fluides, dynamiques, et on se demande comment Raya fait pour ne pas se casser une jambe à chaque mouvement. Entre les combats chorégraphiés avec précision et les courses poursuites rocambolesques, on en prend plein les yeux. On pourrait croire que les scénaristes ont un faible pour les arts martiaux, et franchement, ça se voit !

Mais au-delà du spectacle, le film aborde des thèmes importants comme la confiance, le pardon et l’unité. Des notions qui, avouons-le, sont parfois aussi difficiles à rassembler que les fragments du dragon. Et c’est là que la vraie magie opère. Parce qu’à la fin, on se rend compte que même les dragons les plus puissants ont besoin d’un peu d’aide, et que les êtres les plus solitaires peuvent trouver la force dans les liens qu’ils tissent.
Alors, si vous cherchez un film pour vous évader, rire un bon coup et vous rappeler que même les choses les plus improbables peuvent arriver (genre, un dragon qui fait des blagues), Raya et le dernier dragon est fait pour vous. Vous ressortirez avec l’envie de partir à l’aventure, ou au moins, de chercher une bonne pizza. Car après tout, n’est-ce pas ça, le vrai trésor ?
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