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L'été Ou Je Suis Devenu Jolie Serie


L'été Ou Je Suis Devenu Jolie Serie

Je me souviens de cet été-là. J'avais douze ans, et ma plus grande préoccupation était de savoir si j'avais assez de barrettes pour mes cheveux qui commençaient à me tomber dans les yeux. Mon reflet dans la vitrine de la boulangerie n'avait rien de spectaculaire : un visage encore poupin, quelques taches de rousseur, et une coupe au bol qui n'avait fait aucun heureux, surtout pas moi. Bref, la définition même de "petite fille". Et puis, il y a eu ce moment. Un simple geste. Ma mère, un peu à bout de mes plaintes capillaires, a attrapé une paire de ciseaux et... paf ! Une frange. Courte. Un peu de travers. Mais surtout, une frange. Et là, étrangement, j'ai commencé à voir les choses différemment. C'était comme si une petite porte s'était ouverte. C'est un peu ça, l'idée derrière la série L'été où je suis devenue jolie, non ?

Quand j'ai découvert cette série, je me suis tout de suite dit : "Ah, ça me parle !". Elle capture parfaitement cette transition un peu chaotique, un peu magique, entre l'adolescence et... autre chose. Ce "autre chose", c'est souvent le moment où on commence à se sentir un peu plus nous-mêmes. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce moment où l'on passe d'une perception assez brouillonne de soi à quelque chose de plus clair, de plus affirmé.

La série tourne autour d'Isabelle, Belly, qui passe un été chez la meilleure amie de sa mère, Susannah, et ses deux fils, Conrad et Jeremiah. Jusqu'ici, rien de révolutionnaire. C'est l'été de ses seize ans, et soudainement, les garçons qu'elle a toujours connus comme ses "cousins" d'adoption la voient... différemment. Et elle, elle se voit aussi différemment. Fini le statut de petite sœur envahissante ou d'ombre discrète. Elle devient, du jour au lendemain, le centre de l'attention. Un peu comme si le temps avait fait un bond, et qu'elle avait enfin accédé à une nouvelle dimension.

Ce qui est génial avec L'été où je suis devenue jolie, c'est qu'elle ne nous épargne rien. Les gênes, les regards qui flottent, les crushs inavouables. Tout y est. Et c'est tellement réel. On retrouve nos propres expériences dans celles de Belly. Ce premier amour qui vous fait perdre la tête, cette envie de plaire, cette découverte de soi à travers le regard des autres. C'est ce qui fait toute la beauté de cette série, non ? Ce miroir qu'elle tend à notre propre adolescence.

Et parlons-en des frères ! Conrad, le taciturne et torturé, et Jeremiah, le solaire et joueur. Le triangle amoureux classique, me direz-vous. Oui, mais avec une profondeur qui va au-delà des clichés. On comprend pourquoi Belly est attirée par l'un et par l'autre. Ce ne sont pas juste des beaux gosses. Ce sont des personnages complexes, avec leurs propres démons et leurs propres désirs. Et c'est là qu'on voit l'évolution de Belly : elle ne se contente plus de rêver. Elle agit. Elle fait des choix. Elle apprend ce que ça fait d'être désirée, et surtout, d'être désirante.

Prime Video: L’été où je suis devenue jolie
Prime Video: L’été où je suis devenue jolie

Le passage de "petite fille" à "jeune fille" – le fameux passage à la "jolie" – c'est aussi une question de confiance en soi. C'est quand on commence à assumer ce qu'on est, avec nos imperfections. C'est quand on arrête de vouloir rentrer dans un moule pour commencer à construire notre propre identité. Et cet été, pour Belly, c'est le point de bascule. C'est l'été où elle ne se cache plus. Elle s'assume. Et ça, ça change tout.

Alors oui, si vous cherchez une série qui vous fera revivre les frissons de la première fois, les doutes et les joies de l'adolescence, et cette sensation magique de se sentir, enfin, un peu plus... voilà. Regardez L'été où je suis devenue jolie. C'est un peu comme retrouver cette frange d'été qui, malgré sa maladresse initiale, a ouvert un nouveau chapitre. Et ça, c'est une histoire que j'aime beaucoup retrouver.

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