Les Grandes Grandes Vacances Episode 3

Ah, Les Grandes Grandes Vacances ! Ce dessin animé, c'est un peu notre madeleine de Proust. Chaque épisode nous replonge dans les vacances d'été de nos rêves, mais avec un petit twist. Et l'épisode 3, parlons-en !
Un petit air de déjà-vu ?
Pour ceux qui auraient la mémoire courte (ce qui, soyons honnêtes, arrive à tout le monde quand on pense à la montagne de linge qui nous attend après les vacances), l'épisode 3, c'est celui où nos héros, Ernest et Célestine, se retrouvent un peu... perdus. Pas perdus au sens propre, hein, ils ont un GPS (enfin, leur carte dessinée par Mamie, c'est pareil !). Non, perdus dans leurs émotions, un peu comme nous quand on doit choisir entre la plage et la piscine. Dilemme existentiel, n'est-ce pas ?
La vie de château... ou presque !
Ils débarquent dans ce fameux Château de Bellegarde. Un endroit qui a l'air tout droit sorti d'un conte de fées. Pensez vous : des grands salons, des jardins à la française, et visiblement, une armée de personnel qui s'occupe de tout. Le rêve ! On s'imagine déjà siroter un thé glacé, peignoir sur les épaules, pendant que quelqu'un d'autre s'occupe de monter les valises. Mais attention, ce n'est pas si simple. Comme dans la vraie vie, l'apparence est trompeuse.
Moi, je dis que le plus gros mystère de cet épisode, ce n'est pas la disparition de la tarte aux pommes (même si c'est un crime contre l'humanité, il faut l'avouer). C'est plutôt la façon dont ils gèrent le quotidien. On dirait qu'ils ont un budget illimité pour acheter des chapeaux ridicules. Et ça, j'adore !
Ernest, notre petit bonhomme qui a toujours une idée géniale (ou presque), se retrouve à devoir faire bonne impression. Et vous savez ce que ça veut dire : des costumes qui grattent et des discours à apprendre par cœur. Bonjour le stress ! On le voit se débattre avec les règles de bienséance, un peu comme nous quand on essaie de manger des petits fours sans en mettre partout. C'est un art, messieurs dames, un art !

Et puis il y a Célestine. Toujours la plus pragmatique, celle qui voit clair dans le jeu. Elle, elle préfère l'action aux mots. Un peu comme quand on nous dit "on s'occupe de ça plus tard" et qu'on sait pertinemment que ça ne sera jamais fait. Elle, elle préfère trouver la solution elle-même. Et elle en trouve une, une vraie ! Une qui implique... de l'eau. Suspense, suspense.
Mon opinion un peu... décalée
Alors voilà mon "opinion impopulaire" : je pense que le plus intéressant dans cet épisode, ce n'est pas tant l'intrigue principale. C'est la manière dont les adultes sont dépeints. Ils sont parfois un peu dépassés, un peu ridicules, mais toujours pleins de bonnes intentions. C'est tellement plus réaliste que les super-héros sans défaut qui sauvent le monde en cinq minutes. Là, on a des personnages avec leurs petites manies, leurs petites faiblesses. Comme nous tous, en fait.

On voit aussi le contraste entre le monde merveilleux de l'enfance et les préoccupations des adultes. Les enfants voient le monde avec des yeux émerveillés, même quand il s'agit de tracas. Pour Ernest et Célestine, le plus grand drame, c'est peut-être de ne pas avoir assez de temps pour jouer. Et franchement, qui peut leur en vouloir ? Moi, à leur place, je ferais pareil. J'échangerais bien ma pile de dossiers contre une journée à courir dans les jardins, à chercher des trésors cachés.
Et puis, ce château ! On a tous rêvé d'y séjourner, non ? Surtout quand on est un enfant. C'est le symbole de toutes les aventures possibles. Même si dans l'épisode 3, ça ne se passe pas exactement comme prévu pour nos deux tourtereaux, ça reste une aventure mémorable. Une de celles dont on se souvient longtemps, parce que c'était différent, parce que c'était un peu chaotique, et surtout, parce que c'était Les Grandes Grandes Vacances.
Alors oui, cet épisode a peut-être ses petites longueurs, ses moments où l'on se dit "quand même, ils auraient pu faire plus simple". Mais c'est ça qui fait le charme. C'est le temps qui s'étire, les moments de pause, les regards échangés. C'est une invitation à ralentir, à savourer les petits plaisirs. Et ça, dans notre monde qui va à mille à l'heure, c'est une leçon précieuse. Même si cette leçon vient sous forme de dessin animé. Et ça, je ne m'en lasse pas.
Gallery
