Le Verbe Be Au Preterit

Ah, le verbe être au passé ! Une véritable symphonie de conjugaisons, parfois aussi simple qu'une promenade digestive, d'autres fois aussi complexe qu'un puzzle chinois sous caféine.
Préparez-vous, chers amis apprenants (et même vous, les francophones natifs qui faites semblant de tout savoir), car nous allons plonger tête la première dans les eaux, disons, troubles, du prétérit. Et pour faire bonne figure, on va même ajouter quelques imparfaits en douce, parce que soyons honnêtes, qui se souvient des règles à la virgule près quand il s'agit de raconter cette fois où on a mangé trop de fromage ?
Commençons par le plus simple : j'étais.
Oui, j'étais. C'est votre état de base, votre état d'être originel avant que le temps ne vienne tout chambouler. "Quand j'étais petit, je pensais que le soleil était une énorme ampoule." Des choses profondément importantes, vous voyez.
Et puis, il y a le fameux tu étais.
Celui-là, il est parfait pour les confidences, les regrets, ou les reproches. "Tu étais tellement mignon quand tu portais cette barboteuse, et maintenant... regarde-toi !" Un peu de nostalgie, une touche de sarcasme, c'est ça la vie !
Passons au il/elle était.
Alors là, c'est la carte blanche. Il ou elle pouvait être anything, anywhere. "Il était une fois un roi qui collectionnait les chaussettes." Ou "Elle était furieuse parce que son croissant avait une forme suspecte." Les possibilités sont aussi infinies que les excuses pour ne pas faire la vaisselle.

Et nous voilà au nous étions.
Ah, le collectif ! Le nous étions, c'est le temps des souvenirs communs. "Nous étions jeunes et insouciants, persuadés que nous pourrions vivre de poésie et de vent." Un peu utopiste, certes, mais tellement charmant !
Ensuite, le vous étiez.
C'est le moment de s'adresser à un groupe, ou à une personne de manière formelle (mais avec qui on est assez à l'aise pour parler de son passé). "Vous étiez bien silencieux pendant la réunion, j'espère que tout va bien ?" Ou, plus drôle : "Vous étiez sûrs que c'était la bonne direction ? Parce que là, on dirait qu'on est au milieu d'une prairie de marguerites."
Et pour finir en beauté, le ils/elles étaient.

Le groupe, la foule, les gens dont on raconte les méfaits ou les exploits. "Ils étaient tellement nombreux que j'ai cru qu'il y avait une manifestation pour les pâtisseries gratuites." Ou "Elles étaient élégantes comme des cygnes, mais avec la malice d'un renard." Toujours une bonne histoire, le ils/elles étaient.
Maintenant, attention, petit piège ! Le passé composé. Parce que le passé, ce n'est pas qu'une longue description continue. Parfois, il y a des actions ponctuelles.
C'est là qu'intervient le je fus.
Oui, vous avez bien lu. Je fus. Un temps littéraire, un peu snob, qu'on utilise quand on veut sonner très très important. "Je fus subjugué par sa réponse." Ou "Je fus contraint d'avouer ma bêtise." C'est l'équivalent de mettre un nœud papillon à son passé. C'est chic, c'est rare, et ça peut surprendre.
Le tu fus, il/elle fut, nous fûmes, vous fûtes, ils/elles furent... C'est un peu comme une cérémonie. On ne l'utilise pas tous les jours. Sauf si vous êtes un personnage de roman historique, auquel cas, bravo, vous avez un style !
Alors voilà, mes chers explorateurs du temps linguistique. Le prétérit de l'imparfait et le passé simple. Un duo dynamique pour raconter vos aventures, vos chagrins, vos triomphes, et surtout, toutes ces fois où vous étiez persuadés d'avoir raison. Et comme on dit, quand le passé est passé, le présent est là pour nous rappeler qu'on pourrait bien recommencer les mêmes bêtises !
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