Le Temps Des Portes Plumes Film

Ah, Le Temps Des Portes Plumes. Vous avez déjà entendu parler de ce film ? Non ? Ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas le seul à avoir raté ce petit bijou… ou ce petit caillou, selon votre sensibilité cinématographique. Préparez votre café, ou peut-être quelque chose d'un peu plus fort, car on s'apprête à plonger dans l'univers… disons, unique de ce film.
Alors, de quoi ça parle, au juste ? Imaginez un peu : un petit village reculé, où les habitants semblent avoir été figés dans le temps, probablement par une loi locale interdisant toute forme d'innovation depuis l'invention de la brouette. Et au milieu de tout ça, une histoire d'amour… mais pas le genre de celles qui font battre votre cœur à tout rompre avec des feux d'artifice et des violons. Non, ici, c'est plutôt le genre qui vous fait soupirer doucement, comme quand on attend que le pain ait fini de griller.
Le réalisateur, visiblement un artiste dans l'âme, a décidé que le rythme serait… euh… tranquille. Très tranquille. Si vous aimez les films qui vous donnent le temps de réfléchir à la signification de la vie, à la couleur de vos chaussettes, et si vous avez oublié de rappeler votre mère, c'est LE film pour vous. On y observe des personnages qui passent plus de temps à regarder le paysage qu'à parler, ce qui, avouons-le, est un luxe que peu de films nous accordent aujourd'hui.
Les dialogues ? Ah, les dialogues ! Une véritable ode à la concision. On dirait que chaque mot a été pesé, soupesé, et qu'une fois prononcé, il est immédiatement renvoyé dans un trou noir pour ne jamais être réutilisé. Les acteurs, quant à eux, semblent naviguer dans un océan de subtilité. Un regard, un léger froncement de sourcil, et voilà que toute une histoire se déroule… dans votre tête. Si vous êtes du genre à aimer décortiquer le moindre geste, vous allez vous régaler. Les autres… eh bien, vous aurez tout le temps d'admirer les décors, qui sont, il faut le dire, plutôt jolis. On sent le savoir-faire, le travail de la lumière, tout ça tout ça.

Et l'intrigue principale, celle qui est censée nous tenir en haleine ? Elle avance comme une limace sous la pluie. On y croit, hein, qu'il y a une histoire, mais on a l'impression qu'elle est juste en train de faire une petite sieste. C'est un peu comme regarder de la peinture sécher, mais avec une bande-son subtile et des costumes d'époque qui vous rappellent que, oui, à une époque, on s'habillait vraiment comme ça.
Mais ne vous méprenez pas, il y a une certaine charme dans tout cela. C'est un peu comme trouver une vieille photo de famille un peu floue. On ne comprend pas tout, il y a des gens qu'on ne reconnaît pas, mais il y a une douceur, une nostalgie qui s'en dégage. C'est un film qui ne vous prend pas par la main, qui ne vous donne pas de réponses toutes faites. Il vous laisse seul avec vos pensées, dans le silence, face à un champ de blé qui semble murmurer des secrets ancestraux.

Alors, faut-il voir Le Temps Des Portes Plumes ? Si vous cherchez l'action à la James Bond, passez votre chemin. Si vous avez envie de vous détendre, de rêvasser, de méditer sur le fait que peut-être, juste peut-être, la vie est aussi simple que de regarder un nuage passer, alors oui, foncez. Vous pourriez même y trouver votre compte. Et si jamais vous vous endormez, ne vous inquiétez pas, le film ne vous en voudra pas. Il est tellement patient qu'il peut attendre que vous vous réveillez.
En fin de compte, Le Temps Des Portes Plumes, c'est un peu comme un plat de pâtes sans sauce. Il y a la base, il y a la matière première, mais c'est à vous de mettre votre imagination (et peut-être un peu de sel) pour que ça devienne… savoureux. Ou pas. Mais au moins, vous pourrez dire que vous l'avez vu. Et ça, ça compte, non ? Sinon, vous risquez de passer votre vie à vous demander ce que faisaient ces gens dans ce village, à regarder le paysage, avec des plumes dans leurs portes.
Gallery
