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Le Journal D Une Femme De Chambre Film 1964


Le Journal D Une Femme De Chambre Film 1964

Ah, Le Journal d'une Femme de Chambre. 1964 edition, s'il vous plaît. Vous avez peut-être entendu parler de ce film. Ou pas. Ce n'est pas exactement La La Land en termes de popularité universelle, n'est-ce pas ? Mais écoutez, j'ai une petite théorie. Une opinion que beaucoup trouvent... disons, "originale".

On va être honnêtes. Ce film, ce n'est pas une comédie romantique légère. On ne va pas se retrouver à manger du popcorn en riant aux éclats. C'est un peu plus... nuancé. Il y a Jeanne Moreau dans le rôle-titre. Et quand Jeanne Moreau est là, on sait que ça ne va pas être une promenade de santé. Elle est incroyablement talentueuse, bien sûr. Magnifique. Mais aussi capable de vous regarder d'une manière qui vous fait sentir comme si vous aviez oublié de mettre un pantalon.

Le film nous plonge dans la vie d'une femme de chambre, Célestine. Elle change de maison, de famille, et observe tout. Et quand je dis "observe", je veux dire qu'elle voit des choses. Des choses que nous, dans nos vies normales, préférons ignorer. Les petits secrets, les grandes hypocrisies, les mensonges qui tiennent une maison entière. C'est un peu comme regarder par le trou de la serrure, mais avec une caméra et une narration très chic.

Et puis il y a ce personnage, Monsieur Montel. Ah, Monsieur Montel. Joué par Michel Piccoli. Il est... disons, un peu étrange. Il a des manies. Des idées. Et il semble penser que Célestine est particulièrement réceptive à ses... propositions. C'est là que ça devient un peu gênant, non ? On a envie de dire à Célestine : "Non, ma belle, tu n'es pas obligée de sourire à ça." Mais elle est professionnelle. Et peut-être un peu résignée. Ou peut-être qu'elle a un plan. Avec Jeanne Moreau, on ne sait jamais vraiment.

Le journal d'une femme de chambre (1964), un film de Luis Buñuel
Le journal d'une femme de chambre (1964), un film de Luis Buñuel

Ce qui me fait sourire, c'est la façon dont le film expose la bourgeoisie de l'époque. Tous ces airs, toutes ces conventions. Et Célestine, qui est censée être la servante, est finalement la plus lucide. C'est un peu le paradoxe. On s'attend à ce que la maîtresse de maison soit celle qui a tout en main, mais c'est la femme de chambre qui voit la vérité. C'est comme si le rideau était tiré, et elle, elle est juste derrière, à voir la poussière sous le tapis et le désordre dans les cœurs.

Et puis, il y a cette scène. Vous savez, celle avec le chien. Si vous l'avez vu, vous savez de quoi je parle. Si vous ne l'avez pas vu... eh bien, disons que c'est une scène qui vous reste en tête. Pas dans le bon sens, pas forcément. Mais elle est marquante. Elle montre le décalage, la froideur. C'est là que j'ai une petite opinion impopulaire. Je pense que malgré tout, ce film est une forme de... comédie noire très subtile. Pas des gags, bien sûr. Mais de l'humour. L'humour de l'observation. L'humour de voir le ridicule des situations quand on est un peu à l'extérieur.

Le journal d'une femme de chambre (1946), un film de Jean Renoir
Le journal d'une femme de chambre (1946), un film de Jean Renoir

C'est un peu comme si Luis Buñuel disait : "Regardez bien. Tout ce que vous croyez savoir est peut-être faux."

Alors oui, Le Journal d'une Femme de Chambre, 1964. Pas pour tout le monde. Il faut avoir envie de réfléchir un peu. Et peut-être de rire de manière un peu... grinçante. Mais pour moi, c'est un petit bijou d'observation sociale. Une leçon de vie donnée par une femme de chambre. Et parfois, les leçons les plus importantes viennent des endroits les plus inattendus. N'est-ce pas ?

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