Le Hobbit 1 Version Longue Durée

Ah, Le Hobbit : Une Voyage Inattendu, mais en version longue durée. Pour ceux qui pensaient avoir vu le film et que leur pop-corn n’avait pas eu le temps de se refroidir, préparez-vous. Cette version, c’est un peu comme si Peter Jackson avait trouvé une deuxième boîte de biscuits après avoir déjà terminé la première. Et qu’est-ce qu’il fait avec ces biscuits ? Il les ajoute au paquet, bien sûr !
On se retrouve donc avec des scènes qui, disons-le gentiment, étirent le temps comme un élastique sur le point de craquer. Vous vous souvenez de la scène de la rencontre avec les trolls ? Eh bien, dans cette version, on a le droit à… euh… plus de trolls. Ou peut-être juste plus de temps passé à les regarder se débattre dans leurs propres bêtises. C’est charmant, n’est-ce pas ? Surtout quand on sait que Bilbon est déjà censé être le héros, et qu’il a encore un bon bout de chemin avant de devenir le Bilbon que l’on connaît.
Un Voyage... Vraiment Inattendu dans la Durée
Le concept même de "longue durée" prend ici une dimension nouvelle. On parle de scènes ajoutées, de dialogues qui s’étirent comme un chewing-gum… très vieux chewing-gum. C’est le moment parfait pour ceux qui aiment décortiquer chaque seconde, pour ceux qui voudraient savoir exactement combien de feuilles tombent d’un arbre en Terre du Milieu quand un orc éternue. Spoiler : beaucoup.
Et puis, il y a les nains. Oh, les nains ! Ils sont encore plus nombreux… enfin, pas plus nombreux, mais ils ont encore plus de temps pour nous chanter leurs chansons épiques. Des chansons qui commencent peut-être comme un petit air sympa, et finissent par ressembler à une répétition générale de festival de musique folklorique. On finit par connaître tous les couplets par cœur, même ceux qui parlent de la qualité de la bière dans les différentes tavernes. Passionnant, n’est-ce pas ?
Les amateurs de paysages seront ravis. On vous offre des plans séquences de montagnes si majestueuses qu’elles pourraient vous donner le vertige… et envie d’une sieste. On admire les cascades, les forêts, les… eh bien, encore des arbres. C’est beau, c’est grandiose, mais parfois on se demande si le Hobbit n’est pas en train de faire un safari photo plutôt qu’une quête périlleuse.

Plus, Toujours Plus !
La quête pour récupérer Erebor ? Elle prend une tournure… disons, dilatée. Chaque passage, chaque escarmouche, chaque moment de réflexion est étiré pour qu’on ne loupe rien. Et quand je dis rien, je veux dire : absolument rien. Même la façon dont un gobelin se cure le nez devient une scène potentiellement intéressante. Ou pas.
On dit que l’enfer, c’est les autres. Dans cette version longue, l’enfer, c’est peut-être de réaliser que vous avez encore deux heures de film devant vous et que vous n’avez vu que trois nains faire une danse traditionnelle. Mais hey, c’est le charme de la Terre du Milieu, non ? Il faut du temps pour apprécier la beauté, même si cette beauté s’étend sur des durées parfois… épiques.

Alors, si vous avez un week-end entier à consacrer à Bilbon et sa bande, si vous aimez les détails qui vous font cligner des yeux d’impatience, ou si vous avez simplement besoin de quelque chose pour remplir une journée pluvieuse… cette version longue de Le Hobbit est faite pour vous. Elle est là, elle est longue, et elle est… eh bien, elle est. Préparez vos couvertures et votre café, car le voyage risque d’être plus long que prévu.
Au final, regarder cette version, c’est un peu comme vouloir manger un petit gâteau et se retrouver avec une pâtisserie à trois étages. C’est copieux, ça prend du temps, et on espère juste qu’on n’aura pas envie de crier "J’en peux plus !" avant d’avoir vu la cerise sur le gâteau.
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