Le Film La Baule Les Pins

Ah, La Baule Les Pins. Rien que le nom, ça sent déjà le sable chaud et les vacances. Pour certains, c'est un chef-d'œuvre. Pour moi? Disons que c'est... intéressant. Très intéressant. Comme une madeleine qu'on n'a pas vraiment envie de tremper dans son thé.
On va être honnête, ce film, ça divise. C'est un peu comme les endives au jambon. Soit on adore, soit on trouve ça un peu... fade. Et je fais partie de ceux qui trouvent ça un peu fade. Mais attention, pas le fade qui fait bâiller. Plutôt le fade qui te fait froncer les sourcils en te demandant si tu n'as pas oublié quelque chose.
Le casting est pourtant pas mal. On y retrouve Didier Bourdon, le roi des nez. Et Catherine Frot, si douce et si naturelle. Des gens qu'on aime bien, qu'on a envie de revoir. Dans La Baule Les Pins, ils font leur travail, évidemment. Ils sourient, ils parlent, ils font des choses. C'est juste que... est-ce que ça nous transporte ? Est-ce que ça nous fait vibrer ? Franchement, je ne suis pas sûre.
C'est l'histoire d'une famille qui part en vacances à La Baule. Jusque-là, tout va bien. On imagine déjà les embruns, les mouettes, les glaces dégoulinantes. Le début promet une certaine douceur de vivre. On se dit que ça va être le film parfait pour se détendre après une longue journée. Un peu comme regarder des moutons sauter une barrière. Relaxant, oui. Passionnant, pas vraiment.
Mais ensuite, il se passe des choses. Des trucs familiaux, des petites tensions. Des secrets qui refont surface. Des conversations qui s'éternisent un peu trop sur la plage. Et là, je me retrouve à fixer le plafond de mon salon. Je me demande si ma plante a assez d'eau. Je pense au repas de demain.
Ce qui me dérange le plus, c'est peut-être le manque d'audace. Le film reste sagement sur ses rails. Il ne prend aucun risque. C'est un peu comme si on te proposait un menu dégustation avec uniquement des pommes de terre. Bonnes, les pommes de terre, mais on attendrait quand même un petit quelque chose en plus. Une épice. Une sauce surprenante.

On a l'impression d'être spectateur d'une tranche de vie. Et c'est là que le bât blesse. Une tranche de vie peut être magnifique, mais encore faut-il qu'elle raconte quelque chose. Qu'elle nous fasse réfléchir. Qu'elle nous émeuve.
Et puis, il y a cette atmosphère. Un peu mélancolique, un peu douce-amère. C'est pas une mauvaise chose en soi. Mais là, elle s'étire tellement qu'elle en devient presque... étouffante. On a l'impression d'être coincé dans un été qui n'en finit pas, avec des conversations qui tournent en rond. On aimerait bien que le vent se lève et emporte tout ça. Un bon coup de Mistral, quoi.
Alors oui, je sais. C'est une opinion impopulaire. Beaucoups aiment La Baule Les Pins. Ils y trouvent une certaine poésie, une justesse. Et je respecte ça. Vraiment. Peut-être que je suis juste trop exigeante. Peut-être que j'attendais trop de ce voyage à La Baule.

Peut-être que le problème, c'est moi. Je suis une spectatrice qui s'ennuie facilement, je l'avoue. J'ai besoin de rebondissements. De surprises. D'un peu de piment dans ma vie cinématographique. Et La Baule Les Pins, c'est un peu trop... raisonnable pour moi.
Mais si vous, vous aimez les films qui prennent leur temps, qui observent la nature humaine sans artifice, qui ressemblent à des souvenirs un peu flous, alors peut-être que vous aimerez. Qui sait ? Moi, je vais retourner regarder Le Dîner de Cons. Ça, au moins, ça me fait rire.
La Baule Les Pins... une douce sieste estivale. Ou une longue attente à l'aéroport. À vous de voir.
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