L'amour Aux Temps Du Choléra (film)
Ah, L'Amour aux Temps du Choléra. Rien que le titre, ça sent déjà le drame romantique, un peu comme quand on attend le bus sous une pluie battante et qu'on se dit "mais pourquoi moi ?". Sauf que là, le bus, c'est Florentino, et la pluie, c'est 50 ans d'attente. Une sacrée sacrée affaire, je vous dis.
Imaginez un peu le scénario : vous avez un coup de foudre, le genre qui vous fait oublier votre nom et le code de votre carte bleue. Un truc intense, comme quand vous découvrez une nouvelle série addictive et que vous annulez tous vos plans pour la binge-watcher. Sauf que ce coup de foudre, il est pour Fermina, une femme qui, disons-le, a un sacré caractère. Et Florentino, notre doux Florentino, il est là, tout guimauve, prêt à attendre, à souffrir, à faire des choses que même votre grand-mère trouverait un peu beaucoup.
Et le choléra dans tout ça ? Eh bien, c'est un peu la vie qui s'en mêle, comme un intrigue secondaire mal fichue qui vient gâcher votre soirée Netflix. Des épidémies, des maladies, des moments où on se dit que le destin n'est pas notre ami, loin de là. Un peu comme quand on décide de faire un grand ménage et qu'on découvre une pile de trucs qu'on avait oubliés et qu'on se dit "mais pourquoi j'ai gardé ça ?"
Ce qui est drôle, c'est de voir Florentino, notre éternel amoureux transi, naviguer à travers tout ça. Il ne lâche rien. Rien de rien. C'est le genre de gars qui, s'il perd ses clés, va démonter toute sa maison pour les retrouver, quitte à finir par les avoir dans sa poche depuis le début. Sa patience, c'est une légende urbaine. J'ai l'impression qu'il a plus de patience que ma voisine pour écouter les potins du quartier. Et ça, c'est un sacré exploit.
On voit aussi Fermina, qui, elle, a une vie, des choix, des mariages. Elle n'est pas là à attendre sagement le prince charmant comme dans un conte de fées où tout se termine bien avec un "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants". Non, Fermina, elle, elle vit sa vie, avec ses hauts et ses bas, un peu comme nous quand on essaie de jongler entre le travail, la famille et l'envie soudaine de manger une pizza entière.

Le film, c'est cette longue traversée. Ce n'est pas une histoire d'amour qui se règle en deux rendez-vous et un happy end rapide. C'est une histoire qui prend son temps, qui se déploie comme une vieille photo jaunie qu'on retrouve dans un grenier. On se dit "ah oui, ça, c'était…". Et puis on se laisse emporter par la douceur mélancolique, par cette idée que l'amour, parfois, ça se construit sur la durée, avec des silences, des regrets, et une bonne dose de détermination.
Alors oui, il y a du drame, il y a des moments un peu… pesants. Mais il y a surtout cette vision de l'amour qui ne s'éteint pas. Une flamme qui vacille, qui est parfois recouverte de cendres, mais qui, avec un peu de souffle, peut reprendre vie. Un peu comme ce vieux pull préféré qu'on croyait perdu pour toujours et qu'on retrouve dans le fond d'un tiroir. Ça fait chaud au cœur, non ? Finalement, c'est peut-être ça, l'amour, même avec un peu de choléra autour.
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