L'ami Prodigieuse Saison 3

Ah, L'amie Prodigieuse, cette série qui nous a fait replonger dans nos propres adolescences turbulentes, mais avec un style, un panache, et surtout, une compétition entre deux femmes qui ferait passer les commères de village pour de gentilles dames d'œuvres.
La saison 3 est arrivée, et soyons honnêtes, on était tous là, prêts avec nos petits commentaires affûtés et notre tasse de thé bien chaude. Parce que, avouons-le, si la vie de Elena et Lila est tout sauf un long fleuve tranquille, elle est une source inépuisable de divertissement pour nous, spectateurs privilégiés depuis notre canapé.
Bienvenue dans les années 70 !
Oubliez les jeans pattes d'eph' pour l'instant, même si ça ne serait pas choquant. Cette saison nous plonge dans les années 70, une époque où les idéaux volaient bas, mais les coupes de cheveux étaient dramatiques. Et nos deux héroïnes ne sont pas en reste pour nous offrir leur lot de drames, personnels et existentiels. Lila, toujours aussi insaisissable, continue de naviguer dans les eaux troubles de Naples, un peu comme un requin aux dents longues dans un étang de lucioles.
Elena, quant à elle, essaie de se construire sa propre vie, loin de l'emprise électrique de sa chère amie. Elle cherche l'amour, la réussite, et surtout, un peu de paix. Ce qui, avec Lila dans les parages, est aussi probable que de trouver un pigeon philosophe dans le métro.
Des choix, des amours, des trahisons (évidemment)
On retrouve cette fameuse dynamique : Elena qui admire, qui jalouse, qui se compare sans cesse à Lila. Et Lila, qui semble toujours un coup d'avance, une longueur d'avance, une longueur de jupe d'avance. C'est un ballet incessant de regards, de silences lourds, et de phrases qui pourraient être dites… mais ne le sont pas. Franchement, si on devait jouer au jeu des sous-entendus, on serait ruinés en deux épisodes.

Et puis, il y a les hommes. Ah, les hommes ! Ces pauvres créatures qui se retrouvent pris dans la toile complexe tissée par nos deux femmes. Ils sont soit éblouis, soit perdus, soit un peu des deux. On a envie de leur crier : « Courez, fuyez ! » Mais non, ils restent, fascinés par le chaos organisé de ces deux Napolitaines.
L'Italie, personnage à part entière
L'Italie, cette belle et capricieuse nation, est plus que jamais un personnage à part entière. Les rues vibrantes, la mer scintillante, les repas bruyants… tout cela forme le décor parfait pour leurs amours passionnées, leurs disputes enflammées, et leurs aspirations parfois démesurées. On ressent la chaleur, le bruit, l'énergie de ce pays qui semble refléter l'âme de ses habitantes.
La série réussit à nous immerger dans cette époque et dans cette culture avec une telle authenticité que l'on se surprend à vouloir y être, même si on sait que la vie de Lila et Elena est loin d'être une partie de plaisir. C'est un peu comme regarder un accident de voiture spectaculaire : on ne peut pas s'empêcher de regarder, tout en se disant qu'on est biencontents de ne pas être dedans.

Alors, verdict ?
Si vous cherchez une série qui vous prend aux tripes, qui vous fait réfléchir sur l'amitié, l'ambition, et les choix qui façonnent une vie, alors oui, L'amie Prodigieuse saison 3 est pour vous. Si vous cherchez une série où tout le monde est gentil et où les problèmes se règlent d'eux-mêmes avec une petite chansonnette, passez votre chemin.
En résumé, préparez-vous à être émus, agacés, fascinés. Et surtout, préparez-vous à vouloir savoir ce qui va se passer ensuite, parce que, comme toujours avec Lila et Elena, on ne s'ennuie jamais. Elles nous prouvent, une fois de plus, que l'amitié, c'est parfois aussi compliqué qu'une recette de cannoli mal exécutée : ça peut être un désastre, mais quand c'est réussi, c'est divin.
Et n'oubliez pas : si jamais vous vous retrouvez à Naples et que vous entendez deux femmes discuter avec passion dans une ruelle, regardez bien… vous pourriez apercevoir l'ombre de Lila et Elena, prêtes à vous entraîner dans leur prochain tourbillon.
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