free web stats

La Princesse De Clèves Film Complet


La Princesse De Clèves Film Complet

Ah, La Princesse de Clèves. Rien que le nom, ça sent le drame, n'est-ce pas ? On imagine tout de suite des robes magnifiques, des bals interminables, et des soupirs qui font trembler les lustres. Et pour ceux qui ont vu le film, on sait de quoi on parle. Oui, je parle bien du film La Princesse de Clèves, celui qui vous donne envie de plonger dans un baquet d'eau glacée après le générique.

Soyons honnêtes, ce film, c'est un peu comme une déclaration d'amour qui tourne mal. Sauf que là, ça tourne mal dès le début, et ça continue de mal tourner pendant deux heures. C'est un peu le principe, je crois. On a Mademoiselle de Clèves, interprétée avec une grâce qui vous ferait fondre le cœur, et qui, contre toute attente, n'est pas une super-héroïne. Non, elle, elle aime bien réfléchir. Trop réfléchir, peut-être.

Elle est jeune, belle, et sur le point de se marier. La vie est belle, la vie est belle. Et puis pouf ! Arrive le Duc de Nemours. Ah, le Duc de Nemours. C'est le genre de type qui a le don de rendre les choses compliquées juste en clignant des yeux. Il est charismatique, il est beau, il est... disponible. Sauf que notre Princesse est déjà prise. Quel dommage.

Et là, mes amis, commence le grand ballet de la passion refoulée et des regards qui en disent long. On vous sert des dialogues ciselés, des monologues intérieurs dignes d'une thèse en philosophie amoureuse. On se dit : "Mais quand est-ce qu'ils vont se sauter dessus, bordel ?" Eh bien, pas tout de suite. Il faut d'abord analyser, peser le pour et le contre, rédiger des lettres qui finissent par se brûler, ou se perdre, ou être lues par la mauvaise personne. Le suspense est à son comble, mais le suspense de celui qui attend sa pizza quand le livreur est coincé dans les embouteillages.

Le plus drôle, et là, je prends le risque de me faire huer par les cinéphiles éclairés, c'est que malgré tout ce tourbillon émotionnel (supposé), j'ai trouvé ça... un peu long. Oui, je l'ai dit. C'est comme regarder une peinture sublime, mais qui prendrait trois heures à sécher. On admire la technique, on reconnaît le talent, mais on a les fesses qui s'engourdissent.

La Princesse de Clèves de Jean Delannoy (1961) - Unifrance
La Princesse de Clèves de Jean Delannoy (1961) - Unifrance

Ce film, c'est une leçon de retenue. Une leçon de "ne fais pas ce que tu as envie de faire, réfléchis d'abord, et si tu as encore envie, réfléchis encore". On voit Madame de Clèves (oui, elle devient Madame) lutter contre ses propres désirs. C'est noble. C'est vertueux. C'est aussi un peu frustrant quand on est devant son écran avec un paquet de chips.

Et le Duc de Nemours ? Ah, le pauvre Duc. Il court après l'amour, il envoie des signaux, il fait des efforts. Mais notre Princesse est sur une autre planète, celle de la pureté absolue. Une planète où l'amour, c'est une chose à étudier sous toutes les coutures avant de s'engager. Pendant ce temps, d'autres personnages, comme le Roi (oui, il y a un Roi, parce que c'est la cour, quoi), essaient de mettre leur grain de sel. C'est un peu comme une partie de Cluedo, mais avec des cœurs brisés au lieu des suspects.

La Princesse de Clèves de Jean Delannoy (1961) - Unifrance
La Princesse de Clèves de Jean Delannoy (1961) - Unifrance

Ce que j'aime bien, en y repensant, c'est cette atmosphère. C'est une plongée dans un autre monde, un monde où les sentiments sont aussi importants que les alliances politiques. Un monde où un regard peut déclencher une guerre, ou une histoire d'amour qui ne finira jamais vraiment. Ou qui finira très mal. C'est ça, La Princesse de Clèves, film complet. Un classique indémodable, qui vous fait aimer les films où il se passe des choses... rapidement.

Alors oui, je l'avoue, j'ai eu envie de crier : "Mais arrêtez de parler et embrassez-vous, nom de Zeus !" C'est mon opinion impopulaire. Et si vous aussi, vous avez trouvé ça un peu... lent, dites-le moi. On pourra partager notre café (ou notre verre de vin) en attendant le prochain rebondissement. Mais promis, la prochaine fois, on regarde un film avec des ninjas. Ou des dragons. Au moins, on sait à quoi s'attendre.

Mais avouons-le, derrière cette lenteur apparente, il y a une vraie beauté. Une beauté dans la complexité des âmes humaines, dans la fragilité des sentiments. Et puis, les costumes sont incroyables. Vraiment incroyables. On se dit qu'à l'époque, on avait du temps pour être beau et malheureux. C'est déjà ça.

Gallery

You might also like →