La Manette Ouais Mais Les Jeux C Est Trop

Ah, la manette. Cet objet tant convoité, ce prolongement de notre âme vidéoludique. On l'aime, on la caresse, on la fait vibrer de plaisir... ou de frustration intense. La manette, oui ! Absolument. Mais les jeux ? Ah, les jeux… c'est une autre histoire, une histoire qui a tendance à se transformer en odyssée cosmique, là où le temps file comme un champi-ignon warp.
Vous connaissez ce sentiment ? Vous décidez, un soir de semaine tranquille, de vous lancer dans un petit jeu. Juste pour vous détendre, pour vous vider la tête après une journée éprouvante. Vous sélectionnez votre titre préféré, vous enfilez votre casque préféré (celui qui vous isole du monde extérieur, genre dans votre propre bulle de pixels), et vous êtes prêt. Le générique de début, magnifique. La première cinématique, envoûtante.
Et puis… ça commence. Le didacticiel. Une étape nécessaire, certes, mais parfois aussi longue que l'apprentissage de la danse classique pour un hippopotame. On vous explique comment bouger, comment sauter, comment interagir, comment… respirer dans le jeu. On vous donne des conseils d'une sagesse millénaire : "Appuyez sur X pour sauter". Génial. J'y aurais jamais pensé tout seul, franchement.
Une fois le didacticiel avalé (avec un peu de mal, soyons honnêtes), on entre dans le vif du sujet. Et là, attention les yeux. Les quêtes secondaires s'accumulent comme des chaussettes dépareillées dans un panier. "Ramenez-moi 10 peaux de chauve-souris, aventurier !" ou encore "Nettoyez la grotte des gobelins, brave héros !". Et vous, bien sûr, vous dites "oui", parce que, soyons réalistes, ces 10 peaux de chauve-souris vous permettront d'améliorer votre cape de combat légendaire qui ne changera, au final, pas grand-chose à votre style.
Sans parler des jeux qui vous imposent de collectionner des trucs. Des artefacts, des pages perdues, des fleurs rares, des runes anciennes… On passe plus de temps à chercher des objets cachés dans des recoins improbables que de suivre l'histoire principale. Votre inventaire ressemble alors à une caverne d'Ali Baba, sauf que là, au lieu de trésors, vous avez des potions de soin génériques et des cailloux aux reflets suspects. Passionnant.

Et le temps ? Parlons-en du temps ! Vous avez commencé ce jeu un mardi soir, avec l'intention d'y jouer une petite heure avant de pioncer. Le mardi soir se transforme en mercredi matin. Le mercredi matin en jeudi soir. Et avant que vous ne vous en rendiez compte, vous avez fini par démissionner de votre travail pour vous consacrer à la recherche du dernier diamant collector disséminé sur la carte. Votre vie sociale ? Déplorable.
On pourrait croire que le plus dur est fait une fois que l'on a terminé l'histoire principale. Que nenni ! Il y a les trophées/succès. Ah, ces petites icônes brillantes qui vous promettent la gloire éternelle (ou du moins, un badge virtuel). "Terminer le jeu sans prendre de dégâts" ? "Vaincre le boss final avec un seul coup" ? "Faire danser tous les PNJ en même temps" ? Des défis dignes des plus grands stratèges… ou des plus grands glandeurs.

Alors oui, la manette, c'est merveilleux. Elle nous permet de vivre des aventures extraordinaires, de devenir des héros, des pilotes de course, des stratèges hors pair. Mais avouons-le, parfois, le jeu lui-même nous fait comprendre que le vrai défi, ce n'est pas de battre le dragon, c'est de battre l'appel du canapé quand la console clignote d'une envie irrésistible de "encore 5 minutes".
Finalement, on aime tellement les jeux qu'on en oublie que le vrai mode "survie" est celui où l'on doit réussir à retourner se coucher avant que le soleil ne décide de se lever pour de bon.
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