La Faute à Rousseau épisode 6

L'autre jour, j'étais au parc, et j'ai vu un petit gars d'environ cinq ans absolument dévasté. Pourquoi ? Parce que son grand frère lui avait pris son seau. Les larmes coulaient à flot, les cris résonnaient, un vrai drame. Et là, je me suis dit : "Ah, la société, les règles, l'injustice..." Et puis, j'ai repensé à ce que j'avais vu dans La Faute à Rousseau, épisode 6.
Est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous dire que les enfants sont parfois bien plus sages que nous, les adultes ? Non ? Moi si, surtout après cet épisode. Parce qu'il met en lumière un truc qui nous dépasse un peu, nous, les grands : la façon dont on construit notre vision du monde, et comment, parfois, on la transmet sans même s'en rendre compte.
La Faute à Rousseau, épisode 6 : On est tous un peu des « éducateurs » malgré nous
Cet épisode, franchement, il m'a fait réfléchir. On y voit les enfants, avec leur nature brute, leur envie d'explorer, de découvrir, de faire des erreurs. Et puis, il y a nous, les adultes, avec nos préjugés, nos expériences, nos **« on dit ». On est tellement pressés de leur apprendre "comment ça marche", qu'on finit par leur mettre des lunettes, des lunettes qui filtrent la réalité, ou du moins, qui la déforment un peu.
Vous savez, ce moment où un enfant touche une prise électrique ? Notre première réaction, c'est souvent de crier : "NON ! C'EST DANGEREUX !" Et c'est normal, hein, personne ne veut que son gamin prenne un jus. Mais au-delà de la sécurité immédiate, est-ce qu'on leur apprend à comprendre le danger, ou juste à obéir à une règle ? C'est là que Rousseau, et cet épisode, nous posent la question.
Est-ce qu'on leur donne les outils pour penser par eux-mêmes, ou on leur dicte les réponses ? C'est un peu le dilemme. L'épisode montre bien comment les enfants, s'ils ne sont pas trop "formatés", peuvent arriver à des conclusions incroyablement justes. Ils observent, ils expérimentent, ils testent. Leur curiosité est leur meilleur professeur.

Et nous ? On est là, avec notre savoir, notre expérience (parfois douteuse, avouons-le). On veut leur éviter les faux pas. Mais en les protégeant trop, est-ce qu'on ne les prive pas de leur propre apprentissage ? C'est un peu comme si on leur donnait une carte toute faite, au lieu de leur apprendre à lire les étoiles pour s'orienter.
Le poids de nos « évidences »
Ce qui est fascinant dans cet épisode, c'est de voir comment les enfants construisent leur propre logique, même si elle peut nous paraître farfelue au début. Ils n'ont pas encore ce bagage de « ce qu'il faut penser ». Ils sont plus libres. Et nous, on a tendance à projeter nos propres filtres. Par exemple, quand un enfant se montre particulièrement émotif, on peut avoir tendance à le qualifier de "sensible" ou de "colérique", alors que peut-être, il est juste en train d'apprendre à gérer une émotion nouvelle.

On leur met des étiquettes sans même s'en rendre compte. Et ces étiquettes, elles peuvent finir par guider leur comportement, un peu comme une prédiction qui se réalise elle-même. C'est ça, la fameuse "faute à Rousseau" : l'idée que notre éducation, notre façon de socialiser, influence profondément l'individu, parfois même en le dénaturant.
Alors, la prochaine fois que vous verrez un enfant faire une "bêtise" ou exprimer une opinion inattendue, prenez un moment. Essayez de regarder avec ses yeux, sans votre filtre d'adulte. Qui sait ce que vous pourriez y découvrir ? Moi, je trouve ça plutôt excitant, cette idée qu'il y a encore tellement à apprendre, même de ceux qui viennent d'arriver sur terre.
Gallery
