La Casa De Papel Saison Vf

Ah, La Casa de Papel, la version française ! Ou plutôt, la version doublée en français. Parce qu'avouons-le, quand on a découvert cette série espagnole révolutionnaire, certains d'entre nous ont eu le réflexe. Le réflexe du canapé. Le réflexe de la facilité. Le réflexe de la VOSTFR, bien sûr. Mais pour d'autres, ceux qu'on appelle parfois les "feignants" (avec amour, évidemment), la VF a été une porte d'entrée royale. Une entrée en matière douce, sans effort. Pas de sous-titres à lire en diagonale entre deux gorgées de café. Non, juste le plaisir pur et simple de se laisser porter par l'action. Et quelles voix ! Certaines voix françaises sont tellement emblématiques qu'elles en deviennent presque plus familières que les visages des acteurs. On a tous une voix préférée, n'est-ce pas ? Celle du Professeur, par exemple. Cette voix calme, posée, qui vous donne l'impression que même un braquage de la Banque d'Espagne est une simple promenade de santé. Ou celle de Tokyo, avec son énergie débordante, qui vous donne envie de courir partout et de tout casser. C'est une expérience différente, presque un remix, si vous voulez.
Et puis, il y a cette sensation un peu coupable, n'est-ce pas ? Ce petit murmure intérieur qui dit : "Est-ce que je rate quelque chose ? Est-ce que je ne suis pas un vrai fan parce que je n'ai pas regardé en espagnol avec les petits mots qui défilent en bas de l'écran ?" La réponse est un grand et retentissant NON ! On peut aimer La Casa de Papel, vibrer avec les personnages, être sur le bord de son siège, et ce, tout en savourant la version française. C'est un peu comme écouter une chanson qu'on adore dans une langue qu'on ne comprend pas parfaitement, mais où la musique et l'émotion vous touchent quand même. La magie opère. Les retournements de situation sont tout aussi choquants. Les plans sont toujours aussi audacieux. Et le rythme effréné est toujours aussi prenant.
Soyons honnêtes, la première fois, on était peut-être tous avec les sous-titres. Mais après une longue journée, ou quand on a envie de se détendre sans avoir à faire travailler ses méninges trop fort sur la lecture, la VF devient une option tellement séduisante. C'est un confort. C'est une invitation à plonger dans l'univers de Madrid et de son équipe de braqueurs sans aucune barrière. On est immédiatement dans le bain. On comprend tout sans effort. On peut se concentrer sur le suspense, sur les stratégies complexes du Professeur, sur les relations tumultueuses entre les personnages comme Rio et Tokyo, ou encore sur la loyauté indéfectible de Nairobi. Et quand on entend la voix française, on s'attache à cette voix aussi. Elle devient partie intégrante de notre vision de ces personnages iconiques.
Et puis, il y a cette petite touche d'humour français qui s'est peut-être glissée dans le doublage. Parfois, une tournure de phrase, une intonation, donne un nouveau souffle à une réplique. Est-ce que cela change l'essence de la série ? Pas vraiment. Est-ce que cela rend l'expérience plus accessible et peut-être même plus amusante pour un public qui ne maîtrise pas l'espagnol ? Absolument ! C'est un peu notre secret. Notre petite bulle de plaisir où l'on peut apprécier la génialité de cette série sans se sentir obligé de jouer les linguistes de haut vol. Alors, la prochaine fois que vous lancerez un épisode de La Casa de Papel en VF, levez votre verre (virtuel, bien sûr) à cette version. Elle a le droit d'être aimée autant que les autres. Parce que le plus important, c'est de se faire plaisir, non ? Et cette saison, quelle que soit la langue, promet encore de belles surprises. Et nous, avec notre belle VF, on sera là, prêts à tout savourer.
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