La Casa De Papel Episode 1 Vf

Ah, La Casa de Papel, épisode 1 en VF ! Vous vous souvenez ? Ce moment où on se dit : "Bon, une petite série espagnole tranquilou, ça va faire passer le temps". Grossière erreur, mes amis. On vient de s'engager pour un marathon aux côtés de personnages dont la seule chose plus colorée que leurs combinaisons rouges, c'est leur absence totale de sens commun.
On débarque dans le vif du sujet, ou plutôt, on débarque sur le plan. Le Professeur, ce génie discret qui passerait pour un prof de maths un peu trop passionné en réunion parents-profs, nous déroule son chef-d'œuvre. Et quand je dis chef-d'œuvre, je veux dire une sorte de gigantesque casse-tête où la précision chirurgicale rencontre le chaos organisé par des gens qui ont probablement été sélectionnés pour leur capacité à mettre la pagaille.
Et puis il y a l'équipe. On a Berlin, le dandy charmeur qui semble constamment sur le point de sortir un mouchoir en soie et de réciter du Baudelaire avant de braquer une banque. Ou Tokyo, notre narratrice au tempérament aussi explosif que ses éruptions verbales, qui a visiblement trouvé dans le braquage une sorte de thérapie de groupe extrême. On ne sait pas trop si elle est là pour nous raconter l'histoire, ou pour nous rappeler que nos propres petites disputes familiales sont finalement assez... calmes.
Le Professeur, lui, est dans son QG, le cerveau en ébullition. Il coordonne tout, comme un chef d'orchestre dont les musiciens seraient des braqueurs en devenir, armés jusqu'aux dents et visiblement un peu stressés. On le voit jongler avec les téléphones, les plans, les lunettes... On se demande s'il n'a pas une petite collection de "techniques de braquage pour nuls" cachée sous son lit.

Le moment où ils entrent dans la Monnaie Royale... C'est là que le suspense monte d'un cran. Ou plutôt, d'un niveau de décibels. On sent que ça ne va pas se passer comme prévu, parce que, soyons honnêtes, quand est-ce que ça se passe vraiment comme prévu dans une série de ce genre ? Les otages, les policiers qui commencent à s'affairer comme des fourmis dans une fourmilière dérangée... C'est un vrai ballet. Un ballet un peu sanglant, certes, mais un ballet quand même.
Et l'humour ? Oh oui, il y en a. Des répliques cinglantes, des situations grotesques à la limite de l'absurde. On rigole de bon cœur en se disant qu'on est bien plus peinard dans notre canapé, avec un bol de pop-corn, que dans la peau de ces héros masqués. On se demande si, au fond, le Professeur n'a pas juste monté tout ça pour avoir une excuse de porter un masque rouge aussi stylé.

Ce premier épisode, c'est une véritable introduction explosive. On est directement plongé dans l'action, sans fioritures. Les personnages sont présentés avec une certaine brutalité, mais aussi avec une touche d'humanité qui donne envie de savoir ce qui va leur arriver. On voit leurs forces, leurs faiblesses, leurs petites manies... et on se dit : "Bon, ils vont probablement tout faire exploser, mais est-ce qu'on va les aimer quand même ?". La réponse est, bien sûr, un retentissant "oui".
Alors, si vous avez raté ce premier épisode, sachez que vous avez manqué le début d'une aventure où la logique prend des vacances prolongées et où le mot "plan" semble être une simple suggestion. Mais ne vous inquiétez pas, il y a encore plein de saisons pour rattraper votre retard. Et puis, après tout, si le Professeur a réussi à braquer la Monnaie, peut-être que vous réussirez à braquer votre emploi du temps pour tout regarder. Qui sait ? Peut-être qu'un jour, vous aussi, vous vous retrouverez à chantonner Bella Ciao en buvant votre café. Ou peut-être pas. Mais une chose est sûre : après avoir vu cet épisode, vous ne regarderez plus jamais un masque rouge de la même façon. Ou une calculatrice. Ou un prof de maths un peu trop passionné. On parie ?
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