La Casa De Papel : De Tokyo à Berlin

Ah, La Casa De Papel. Qui parmi nous n'a pas, au moins une fois, rêvé de suivre un plan machiavélique avec des noms de villes en guise de pseudonymes ? On se croirait un peu dans une partie de Monopoly géante, mais avec des enjeux un peu plus... disons, cinématographiques. Vous voyez le genre, quand on essaie de résoudre un problème hyper compliqué, genre monter un meuble IKEA sans notice, et qu'on se dit qu'une équipe bien organisée, avec des noms qui claquent, ça aiderait bien ? Bah, c'est un peu ça, mais en version braquage.
On a tous eu notre petit Tokio, non ? Ce pote un peu impulsif, qui fonce tête baissée, qui dit "je m'en occupe" avant même de savoir ce que "ça" implique. Et puis, il y a notre Berlin intérieur. Ce côté un peu snob, qui aime bien orchestrer les choses, qui a des répliques parfaites pour chaque situation, et qui, soyons honnêtes, a un style impeccable, même quand il s'agit de planifier un coup d'État. On a tous ce genre de personnalités en nous, qui sortent quand la pression monte. C'est comme choisir entre la stratégie "je fonce" et la stratégie "je réfléchis deux heures en buvant un café".
Et parlons de l'Argentine ! Ah, l'Argentine. Le cerveau. Celui qui est toujours un coup en avance. On a tous un ami qui a toujours LA solution, celle qu'on n'avait même pas imaginée. Celui qui, pendant que le reste de la troupe panique parce que le chat a encore fait tomber la plante, lui, trouve déjà la meilleure manière de camoufler les dégâts. C'est un peu comme quand vous perdez vos clés et que vous pensez que c'est la fin du monde, et que votre ami, sans même y penser, vous dit "mais elles sont dans ta poche arrière, idiot !". L'Argentine, c'est ce pote-là, mais avec des millions en jeu.
Et que dire de Nairobi ? La maternelle, le cœur du groupe. Celle qui essaie de mettre tout le monde d'accord, de faire respecter les règles, de s'assurer que personne ne fasse de bêtises. C'est un peu comme l'organisateur de pot de départ de bureau, celui qui s'assure que tout le monde a son petit mot pour le collègue qui s'en va, et que le buffet est bien garni. Nairobi, c'est la voix de la raison, celle qui vous rappelle de boire de l'eau quand vous avez trop bu de bière lors d'une soirée.

Même les plus "simples" personnages ont leur pendant dans notre vie. Le Denver, avec son côté cœur d'artichaut et sa loyauté à toute épreuve. C'est ce pote qui serait prêt à vous suivre n'importe où, même pour aller acheter du pain à 2h du matin, juste parce que vous avez une envie folle. Ou le Río, le jeune idéaliste, un peu naïf, mais dont les compétences techniques nous sauvent la mise à chaque fois. C'est le petit génie de l'informatique de votre groupe d'amis, celui que vous appelez quand votre imprimante fait des siennes.
Ce qui est génial avec La Casa De Papel, c'est qu'on se reconnaît dans ces personnages. On a tous notre côté Tokio, notre Berlin caché, notre Argentine bienveillant et notre Nairobi qui veille au grain. Et quand on regarde ces braqueurs, avec leurs plans foireux mais souvent brillants, leurs disputes et leurs moments de solidarité, on se dit qu'au fond, on n'est pas si différents. On essaie juste de naviguer dans la vie, parfois avec un plan, parfois sans, mais toujours avec l'espoir que, comme dans la série, le plan finira par marcher. Et si ça ne marche pas... eh bien, au moins, on aura eu une belle histoire à raconter. Un peu comme quand on rate une recette de cuisine et qu'on finit par commander une pizza, mais qu'on est quand même content d'avoir essayé. Voilà.
Gallery
