L œuvre De Dieu La Part Du Diable Film

Vous savez, cette petite voix dans votre tête qui vous dit "Allez, juste un petit morceau de gâteau en plus, personne ne le saura !" ou ce moment où vous vous retrouvez à parler au chat comme s'il comprenait vos problèmes existentiels ? Eh bien, le film L’œuvre de Dieu, La part du Diable, c'est un peu ça, mais en version cinématographique blockbuster.
Imaginez un peu le tableau. Vous avez un personnage principal, disons Kevin Lomax, un avocat ambitieux, tout droit sorti de la campagne. Il débarque dans le grand bain, la grosse pomme, New York, avec sa femme, Mary Ann, qui, soyons honnêtes, est aussi innocente qu'un caneton qui vient de sortir de son œuf. Et là, BAM ! Il se retrouve propulsé dans un monde de glamour, d'argent facile et de promesses en or massif. C'est un peu comme si vous trouviez une carte au trésor qui mène à une boîte remplie de pizza illimitée. Qui refuserait ?
Le truc, c'est que ce nouveau travail, c'est chez John Milton. Et ce nom, ça devrait vous faire tilter. Oui, comme le gars qui a écrit Le Paradis Perdu. Sauf qu'ici, le paradis, il est peut-être un peu... trop parfait. Tout est luxueux, tout est facile. Vos dossiers se règlent comme par magie, les dîners sont somptueux, et les cocktails coulent à flots. On se croirait presque dans une pub pour une croisière de rêve, sauf qu'il y a des ombres.
Et ces ombres, elles portent un nom, ou plutôt un titre : la part du diable. Parce que, forcément, quand on vous offre le monde sur un plateau d'argent, il y a toujours une petite clause en bas, écrite en tout petit, qui dit : "Attention, peut contenir des tentations infernales". Kevin, lui, il est tellement pris par la gloire et le succès qu'il commence à oublier les petites choses. Comme sa femme. Ou le fait que sa conscience est censée être un peu plus qu'une décoration murale.

C'est là que le film tape vraiment dans le mille de notre quotidien. On connaît tous ce moment où l'on se dit : "Je ne le ferai plus jamais" après avoir succombé à une envie, pour finalement se retrouver à refaire exactement la même chose. L'attrait du pouvoir, de l'argent, du plaisir, c'est un peu comme le côté obscur de la force qui vous murmure à l'oreille quand vous êtes fatigué. Et Kevin, il a un sacré monologue intérieur, croyez-moi.
Mary Ann, elle, c'est le contrepoint. Elle voit les choses se dégrader, les lumières vives devenir aveuglantes, et elle commence à comprendre que ce monde de paillettes a un prix. Elle devient un peu le miroir de nos propres angoisses quand on sent que quelque chose ne tourne pas rond, même si on n'arrive pas tout à fait à mettre le doigt dessus. Vous savez, ce moment où votre instinct hurle "Fuis, pauvre fou !" mais que la raison, ou plutôt la soif de réussite, vous retient.

Et puis il y a ce John Milton, interprété par un Al Pacino magistral. Il est charmant, il est persuasif, il est… le diable, quoi ! Il est ce pote qui vous dit toujours "Oui, vas-y, c'est une bonne idée !" quand vous savez très bien que ça ne l'est pas. Il vous donne l'impression d'être génial, intelligent, invincible, jusqu'à ce que vous réalisiez que vous avez signé pour vendre votre âme au diable en échange d'une promotion bien payée.
Au final, L’œuvre de Dieu, La part du Diable, c'est une histoire qui nous parle de nos propres choix, de nos compromis, et de cette lutte interne entre ce que l'on voudrait être et ce que l'on devient quand on est trop pris par le tourbillon de la vie. C'est un film qui vous fera réfléchir, vous fera peut-être un peu frissonner, mais surtout, il vous fera sourire en reconnaissant ces petits bouts de nous-mêmes dans les travers des personnages. Et ça, c'est déjà une victoire.
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