L Ete Ou Je Suis Devenue Jolie Serie Streaming

Ah, l'été de mes 16 ans. Un classique, n'est-ce pas ? On s'attend à des montagnes russes de première fois, des premiers amours qui font battre le cœur, des sorties avec les copines jusqu'à pas d'heure. Sauf que pour moi, cet été-là, ça a été surtout l'été où je suis devenue... bah, pas vraiment la reine du bal. Disons plutôt la princesse des situations gênantes.
Vous connaissez cette série, L'Été où je suis devenue jolie (The Summer I Turned Pretty en VO, pour les puristes) ? C'est censé être le conte de fées estival par excellence. Une fille qui, d'un coup, devient jolie et attire tous les regards. Trop beau pour être vrai, j'vous dis. Ma version de cet été-là, c'était moins les robes fluides et les regards langoureux, et plus les coups de soleil stratégiques et les cheveux en bataille permanente.
Imaginez la scène : moi, dans ma grande braguette, tentant désespérément de faire bonne figure. Pendant que Belly (c'est le personnage, vous suivez ?) découvre son pouvoir de séduction, moi, je découvrais la puissance insoupçonnée des moustiques. Vraiment, les moustiques ont une dent contre les "futures jolies filles" ou quoi ? Ils semblent avoir un radar pour repérer la peau la plus tendre. Et je peux vous dire qu'en cet été, ma peau était une cible de choix.
Et puis, il y a eu les garçons. Ah, les garçons. Dans la série, ils sont tous charmants, un peu mystérieux, et tombent sous le charme de Belly. Dans ma vie, disons que les interactions étaient un peu plus... chaotiques. J'ai eu le droit à des regards qui ressemblaient plus à de la confusion qu'à de l'admiration. Un jour, un garçon m'a demandé si j'avais perdu un pari, parce que j'avais les cheveux teints avec un reste de teinture trouvé au fond d'un tiroir. Charmant, n'est-ce pas ?
On nous vend l'été de nos 16 ans comme une transformation magique. On passe de la petite souris à la jolie fleur. En réalité, c'est souvent plus une transformation d'une petite souris à une plus grande souris qui essaie de faire semblant d'être une jolie fleur. Le décalage est énorme, et c'est là que le ridicule pointe le bout de son nez.

Je me souviens d'une soirée où j'avais décidé de m'habiller "chic". C'était une jupe qui tournait quand je marchais et un top qui révélait un peu trop mes... épaules. Je me sentais comme une starlette. Jusqu'à ce que je trébuche sur une racine d'arbre et que ma jupe se prenne dans une branche. J'ai fini par terre, la jupe en lambeaux, le top déchiré, et les yeux de tout le monde sur moi. Pas pour ma "beauté", ça c'est sûr. Plutôt pour le spectacle.
Alors oui, je suis sûre que pour certaines, cet été-là a été celui de la transformation. Le temps des premières cigarettes cachées dans le jardin et des rendez-vous secrets. Pour moi, c'était plutôt le temps des tentatives ratées et des moments "oh mon dieu, ne me regarde pas". L'Été où je suis devenue jolie ? Plus comme l'été où j'ai découvert l'étendue de ma propre maladresse.
Et vous savez quoi ? Ce n'est pas si grave. C'est même plutôt drôle avec le recul. Parce que cette "pas si jolie" fille, elle a appris à rire de ses maladresses. Elle a découvert que la vraie beauté, ce n'est pas forcément d'avoir l'air parfaite sur les photos, mais de se sentir bien dans sa peau, même quand elle est couverte de piqûres de moustiques et que sa tenue fait un peu... disons, "artistique".

Peut-être que mon été n'a pas été celui qu'on voit à l'écran, plein de romance parfaite et de transformations instantanées. Mais il a été le mien. Et c'est déjà pas si mal. On peut même dire que c'était un été... authentique.
Et si vous aussi, votre été de 16 ans a été plus l'été où j'ai failli tout casser que l'été où je suis devenue jolie, alors je vous dis : vous n'êtes pas seule. Et c'est plutôt une bonne nouvelle, non ?
Peut-être qu'on devrait créer une nouvelle série : L'Été où j'ai fait rire. Je pense que ça parlerait à beaucoup plus de monde.
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